Séance estivale

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    La canicule m’inspire une histoire entre une dominatrice et son soumis, une séance rafraîchissante…
    

***

    Elle a relevé ses cheveux, dans l’espoir d’avoir moins chaud, et s’évente nerveusement avec son éventail. Il n’est que dix heures, et la température dépasse déjà 30 degrés ! La rue devient une fournaise, un souffle chaud chatouille sa nuque, le soleil ardent l’aveugle et la brûle vive. Elle accélère, se dépêchant de rejoindre son soumis dans sa garçonnière. Elle s’invite, elle va s’amuser avec lui, le malmener un peu, ça lui fera du bien… Elle dégustera un café, tandis que lui, à genoux, lui procurera un bienfaisant massage de pieds. Elle sourit toute seule devant cette agréable perspective, et s’empresse de lui écrire. Elle vient d’avoir une idée !
    — Je te confirme ma venue, j’arrive dans une demi-heure, assures toi que le café soit prêt.
    — Bien maîtresse
    — Attends, je n’ai pas fini ! Prévois des glaçons, aujourd’hui, je souhaite que tu rafraîchisses tes mains et ta bouche avant de seulement songer à toucher mes pieds !
    — D’accord maîtresse, comme vous le désirez !

    Il l’accueille avec effusions et courbettes, il en fait toujours trop ! Elle le remet à sa place d’une petite tape, lui tend son sac, son chapeau de soleil, et s’installe dans un fauteuil en soupirant d’aise. Elle s’empare de son éventail, accessoire indispensable ces temps-ci pour s’offrir un petit courant d’air personnel. Une fois fermé, il lui est très utile aussi pour encourager son soumis de petits coups sur les bras, les flancs. Pour l’instant, elle s’évente, et tend ses pieds avec enthousiasme. Il défait soigneusement les petites brides de ses sandales, les retire avec d’infinies précautions, comme s’il s’agissait d’objets précieux. Elle s’en amuse, agite ses orteils, impatiente de profiter du massage. 
    — N’oublie pas de rafraichir tes mains !
    glace-glacons-glace-a-O-rafraichir-01-46-32-10-10Il les plonge dans un saladier plein de glaçons posé près de lui, un océan arctique en miniature saturé de petits icebergs, avant de prendre ses pieds entre ses mains.

    Le temps est suspendu, ils se taisent. Lui s’efforce de lui procurer un délicat massage comme elle les aime, tandis qu’elle ferme les yeux de bien-être. Régulièrement, elle l’oblige à refaire trempette dans le saladier, la fraîcheur dure peu.
    Il lui demande la permission d’embrasser et lécher ses orteils.
    — Oui, mais n’oublie pas ma demande ! Tes lèvres aussi doivent être refroidies… 
    Il s’exécute aussitôt, trempe son visage dans l’eau. Il est trop mignon avec son museau qui barbote et ses fesses en l’air, elle ne peut s’empêcher de les fesser au passage.
    Il embrasse ses pieds avec précaution, du bout de ses lèvres mouillées, encouragé par les petits rires de plaisir de sa maîtresse. Il lèche sa plante des pieds avec volupté, fermant les yeux, en bon fétichiste qui prend son plaisir. Elle le rappelle à l’ordre d’un coup sec de son éventail sur le bras.
    — Tu t’endors là ! Ce massage, tu le fais d’abord pour moi !
    Il bredouille des excuses, soucieux de lui plaire. Il se reprend, fait aller et venir sa langue entre ses orteils, une langue large, douce, impatiente parfois ; elle doit le reprendre à nouveau : on dirait un chiot tout fou.
    — Plus lentement que ça ! Applique-toi voyons ! Et elle est trop chaude ta langue là, rafraîchis là encore…
    Elle sait bien qu’elle se montre capricieuse : « il est trop lent », l’instant d’après « il est trop rapide », le pauvre garçon est perdu… Elle n’en a cure ! Il n’a qu’à suivre ses instructions au fur et à mesure, s’adapter, obtempérer, même si elle change d’avis en cours de route, et elle n’a pas l’intention de s’en priver !
    Son soumis plonge à nouveau son visage au milieu des glaçons en train de fondre, imitant à la perfection le chiot assoiffé qui lape sa gamelle. Ses lèvres, sa langue sont glacées un instant, et pour faire durer l’effet, il garde dans sa bouche des glaçons. Ainsi, une agréable fraîcheur se distillera peu à peu sur les pieds de son irascible maîtresse. Il revient vers elle, la bouche emplie de glaçons qui s’entrechoquent comme dans un cocktail.
    — Attention à ce que les glaçons ne chutent pas ! Garde les bien en bouche surtout !
    Il ne peut répondre, il se contente d’effleurer ses chevilles de baisers glacés, de les embrasser avec dévotion, concentré afin de ne pas laisser échapper les glaçons.
    La dominatrice pousse des cris de joie, la morsure bienfaisante du froid fait merveille sur ses orteils brûlants ! Elle s’est dévêtue, la robe blanche est tombée, elle ne porte que sa lingerie de dentelle blanche. Même à demi nue, elle garde son port de reine, son autorité reste intacte.
    — C’est bien mon valet de pieds ! Et maintenant, tu vas t’occuper de mes jambes, de mon dos, sans oublier de me rafraîchir la peau d’abord, et de toujours garder tes mains bien froides !

A suivre ici

***

    Ce blog étant sous les feux des projecteurs de Facebook (je me passerais bien de cette embarrassante notoriété !), je n’ai publié ici que la partie « sage » de mon histoire.
    Pour les curieux, la suite est publiée ici, sur un autre blog en cours de création afin d’accueillir en toute discrétion mes fantasmes les plus osés, et des textes écrits par d’autres plumes aussi (j’en reparlerai).

    Photos : prise sur le net, créditées ou retirées sur toute demande

6 commentaires

  1. Valet de pieds a écrit :

    C’est une très belle histoire rafraichissante… maintenant je saurai que, lors d’un goûter, je devrai commander quelques glaçons au bar…
    J’ignore s’il s’agit d’une pure coïncidence ou si quelques petits jeux ont pu guider vos écrits, quoiqu’il en soit je me sens honoré de l’apparition de « valet de pieds » dans votre récit, surtout pour un tel scénario que je n’oserais fantasmer…

    1. Clarissa a écrit :

      Rires ! Uniquement en cas de canicule ^^ Quand j’écris, j’emprunte souvent des éléments à des expériences vécues, et ensuite mon imagination brode et s’emballe… Je trouve que Valet de pieds est un très joli surnom pour un fétichiste, je l’ai repris sans me poser de questions, et sans me douter que le vrai « valet de pieds » réagirait

  2. Pastellle a écrit :

    Voilà qui me rappelle quelqu’un qui me manque beaucoup. Elle s’appelait Dame.

  3. Clarissa a écrit :

    Merci Tibo ! Maintenant, je rêve de réaliser mon fantasme

    1. Tibo a écrit :

      je ne doute pas que tu disposes du cher dévoué qui se prêtera à tes coquines imaginations Enjoy!

  4. Tibo a écrit :

    Délicieusement rafraîchissant Clarissa!

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