Premiers soins

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   Un conte de fées détourné pour s’amuser : voici « Blanche-Neige et les 7 nains » revisité, suite à la récente polémique ^^.
   Enfant je n’ai pas vu le dessin animé je crois, mais on me l’a raconté, j’ai lu des versions du conte de fées, et j’ai forgé ma propre analyse de la situation : Blanche-Neige était évanouie, le prince tentait de la ranimer avant tout ; ça se tient, non ?

***

   Blanche vivait joyeusement en colocation avec les nains ; elle ne pensait qu’à festoyer, chanter et rire avec eux, même s’il fallait quand même accomplir quelques corvées au passage. De plus en plus rarement, elle devait le reconnaître : ses amis se mettaient en quatre pour la satisfaire dès qu’elle levait le petit doigt ! Ils lui avaient même cédé leurs lits afin qu’elle dorme à son aise, et dormaient sur des paillasses à même le sol. La vie s’écoulait joyeusement dans leur communauté au milieu de cette forêt touffue, loin du tumulte du monde. Mais cela ne pouvait pas durer éternellement.
   Au cours de l’une de ces promenades, Blanche-Neige faillit croiser la route d’un magnifique prince accompagné de sa cour. Elle se jeta dans un bosquet et se terra, effrayée. Visiblement, il chassait. Il portait un uniforme aux galons doré, avec son épée au côté ; il étincelait ! Blanche-Neige tremblait : outre la peur d’être découverte – ils vivaient en tout illégalité sur ses terres – elle souffrait pour les animaux. Elle les aimait tant, elle vivait entourée d’oiseaux et de mulots, elle les nourrissait, les soignait à l’occasion, et militait activement pour leur protection. Mais bientôt, le prince sut toucher son coeur pur et elle tomba éperdument amoureuse de lui : ses chiens courraient sur la trace d’une biche, mais le prince choisit de les retenir, pour épargner le bel animal.
   Désormais, dès qu’elle entendait les aboiements des chiens, la course des chevaux, Blanche-Neige courrait les rejoindre et s’approchait, malgré les mises en garde de ses amis. Elle secouait la tête, on n’allait pas la confondre avec un lapin tout de même ! Car si son prince épargnait les biches, ignorant la frustration de ses chiens, il ne se privait pas d’attraper quelque menu gibier au passage. Il fallait bien justifier la chasse !
   Blanche-Neige s’arrangeait pour se trouver sur son passage, elle grimpait aux arbres et prenait de plus en plus de risques afin d’admirer son prince de plus près.
   Un jour, elle s’aventura sur une branche fragile. Imprudente, elle s’avança encore et la fit craquer sous son poids, pourtant léger. Elle tomba à terre sous le nez du cheval du prince, qui se cabra, surpris. Le prince mit aussitôt pied à terre et se pencha vers la jeune fille. Elle ! Il la rencontrait enfin… ravissante, mais si pâle ; il fallait la secourir sans tarder !
   Il ne chassait pas dans cette partie de la forêt par hasard. Il avait remarqué la chaumière – comment ignorer sa cheminée fumante — et avait aperçu la jeune fille à maintes reprises. À tout moment, elle se trouvait sur son chemin ! Il faisait semblant de ne pas la voir, pour ne pas la vexer ; elle semblait vouloir rester cachée. Mais sa jupe jaune et son haut bleu ressortaient bien parmi le feuillage des arbres. Un jour ou l’autre, ils feraient connaissance, c’était écrit ! Rien ne pressait, il ne voulait pas l’effaroucher, elle était plus sauvage qu’une biche. Et voilà qu’elle gisait sur le sol devant lui, inanimée.
   Le prince la porta jusqu’à sa chaumière, les nains s’affolèrent et improvisèrent un lit devant leur maison – le prince était trop grand pour porter leur amie jusqu’à leur chambre.
   Elle ne revenait pas à elle cependant, le prince dut se résoudre à lui procurer les premiers soins. Il se félicita d’avoir suivi les cours de secourisme avec sa garde rapprochée.
   Le cœur battant la chamade, il se pencha vers la jeune fille. Il hésita, surpris un instant : elle avait les joues roses et souriait. Il n’écouta que son devoir et entreprit de lui faire du bouche-à-bouche. Blanche-Neige ne put retenir un tressaillement.
   — Vous avez mal, ma mie, s’inquiéta le prince.
   — Oui… non, je ne sais plus… reprenons, voulez-vous ?
   La jeune fille était visiblement bien éveillée, mais le prince s’inclina. Il posa à nouveau ses lèvres sur la bouche vermeille. Un baiser d’amour cette fois, qui guérit toutes les blessures de son cœur – Blanche-Neige avait tant souffert enfant.
   Les nains stupéfaits sautèrent de joie et poussèrent des cris de victoire. Ils sortirent les bières et toutes sortes de victuailles, jouèrent de la musique et dansèrent follement. La fête commençait, elle durerait toute la nuit.
   Blanche-Neige se releva, fraîche comme une rose. Le prince s’agenouilla et se mit aussitôt à son service ; il était prêt à tout pour elle.   
   — Relevez-vous mon beau prince, j’ai déjà sept soumis à mes pieds, je n’en cherche point d’autre !
   Le prince éclata de rire, il se releva de toute sa hauteur, la souleva dans ses bras et murmura à son oreille.
   — De mon côté, je cherche une reine !
   — Nous causerons politique plus tard, puis-je vous embrasser à nouveau ?

***
   La suite sera érotique et BDSM, forcément ! Elle n’est pas écrite, je m’interroge sur le rôle des sept nains 😉 Blanche-Neige serait-elle fétichiste des personnes de petite taille ? Se cantonnent-ils au ménage et à la cuisine, ou servent-ils à autre chose également ? Le prince finira-t-il soumis lui aussi ? Tout est envisageable entre personnes majeures et consentantes 😉
   Dessin : Disney

2 commentaires

  1. Clarissa a écrit :

    Je me suis arrêtée juste à temps, avant que ça ne dégénère mais les idées ne manquent pas ^^

  2. Marcopolo a écrit :

    Oui Clarissa, continue ton compte détourné !

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