Mon kiné et moi

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   Après l’acteur de cinéma, je poursuis ma série sur les fantasmes préférés des filles, avec un éminant personnage : le kinésithérapeuthe.

   Croyez-moi, je parle en connaissance de cause, une fois que vous l’aurez rencontré, vous ne pourrez plus vous en passer !

***
    J’ai enfin revu l’autre homme de ma vie, l’homme de l’ombre, le troisième homme, mon sauveur, mon kiné…  J’ai mis des semaines à me décider, par inertie, paresse, scrupules à demander une prescription à mon médecin.
   Des massages… Impression culpabilisante d’arnaquer la sécu déjà vacillante avec un si doux traitement  !
   Finalement, de plus en plus bloquée chaque matin, raide comme la justice devant mon café, incapable de tourner la tête, le haut du dos douloureux et s’ankylosant peu à peu, je me suis décidée avant de me transformer en statue de pierre, poussée par mon chéri aussi, sûrement inquiet pour nos futurs ébats.
    Mon kiné, je l’ai choisi grand, fort, puissant (et amateur de musique classique, je supporte mieux que la musique zen à la mode dans ces endroits). Jamais je n’aurais voulu d’un freluquet ou d’une femme aux petites mains trop légères et trop douces, restant en superficie, me chatouillant, incapable d’atteindre mes muscles noués et endoloris.

    Je m’étends avec allégresse sur la table des supplices. Ses mains se posent sur moi et je retiens un soupir de soulagement. Il commence doucement afin de me laisser m’habituer à ses gestes, avant d’accentuer la pression de ses mains. J’oublie tout, je n’ai jamais été caressée de façon aussi agréable, avec un tel talent, un tel désir de me faire du bien. Tous mes amours, tous mes amants s’enfoncent dans un oubli définitif. (Rien ne vaut le doigté d’un professionnel ;-). A cet instant, je pourrais ne plus jamais faire l’amour de ma vie et être seulement comblée par d’éternels massages. Je serre fort les jambes, dans une tentative désespérée de cacher mon trouble et de retenir mon désir.
   Je retiens des gémissements tant mon dos est sensible. Mon dos réagit, devient une immense zone érogène, je me retiens de rire, de gémir, de réclamer ou remercier. Mon kiné repère les tensions, les nœuds, et insiste, ignorant mes faibles plaintes, me procurant un massage douloureux et bienfaisant à la fois. Je deviens masochiste, j’ai envie qu’il appuie fort là où ça fait mal, pour me faire plus mal encore, et, au bout de cette souffrance, connaître enfin le soulagement et le plaisir.
    Une demi-heure au paradis, si vite passée, trop vite terminée…
    J’y retourne bientôt ! J’ai hâte de connaître à nouveau les délicieux tourments d’un massage en profondeur.

     Vous aussi vous fantasmez en secret sur votre kiné ? Je suis curieuse d’entendre vos récits !
     A mon kiné : si, par le plus grands des malheurs hasards, vous me lisiez et me reconnaissiez : il ne s’agit ici que d’innocents vagabondages de mon imagination…
   

11 commentaires

  1. Erik Torrent a écrit :

    En ce qui me concerne, j’évite au maximum les kinés, que ce soit des hommes et des femmes. Malgré que les massages du dos puissent être très agréable, j’ai toujours la sensation d’avoir plus mal après qu’avant

  2. Clarissa a écrit :

    Tu n’as pas encore eu la chance de rencontrer le « bon » kiné, qui te convient… moi j’ai eu de la chance, je l’ai trouvé du premier coup ! Par le bouche à oreille…

  3. eroscasper a écrit :

    Pendant les vacances de la Toussaint en Thaïlande, j’ai découvert les massages thaïlandais ….d’une violence inouïe et en même temps très décontractant alors que j’avais mal au dos… mais je n’ai pas réussi à laisser mon imagination vagabonder ainsi, sans doute le physique de la masseuse qui ne m’a pas aidé

    1. Clarissa a écrit :

      Je les ai testés moi aussi en voyage ! Elles sont terribles, elles nous marchent dessus, nous piétinent…. je n’arrêtais pas de dire « please, be soft and gentle, my back hurts », et j’ai été ménagée

  4. correodemma a écrit :

    Juste une demie-heure au Paradis. Voilà ce qu’il me manque… Du pur bonheur bien raconté!

  5. juju051 a écrit :

    Quand tu parles de doigté, je pense que tu fais un lapsus!!! Personnellement je vois une ostéopathe très jolie fille, fille d’un ami, donc respect! mais qu’elle est jolie!! ma femme voit sa soeur qui fait des massage « shiatchu » oups pas évident à écrire, et cette fille est encore plus jolie, et dire que je l’ai connue enfant.
    J’ai testé les massages en Thaïlande dans un institut tout a fait correct, un soir, une masseuse me sépare de ma femme et il me semblait comprendre qu’elle me proposait une gentillesse et elle me disait: tip tip. J’ignorai que ça voulait dire pourboire!!! j’aurai compris ses intentions, après je comprenais….. moi je dis qu’elle ne font pas que du mal parout où elles touchent
    Pour ton dos tu devrais essayer l’ostéopathie

    1. Clarissa a écrit :

      c’était effectivement un lapsus.. volontaire merci pour tes confidences, j’aime beaucoup ! L’ostéopathie, ça me fait un peu peur, j’ai vu un charlatan une fois, j’en suis sortie avec un torticolis et la peur de ma vie…

      1. Clarissa a écrit :

        J’ai remarqué ces instituts de massage, il y en a plusieurs dans mon quartier, je me demandais ce qui s’y passait exactement… j’en sais un peu plus grâce à toi à présent

        1. flesh a écrit :

          Chouette ! Tu peux également tester, les masseuses massent également les filles … et je crois bien que certains ont même des masseurs

  6. juju051 a écrit :

    oups je viens de me relire!!!rhoo le français!!!

  7. flesh a écrit :

    J’ai testé à quelques reprises les massages très sensuelles – les maisons de ce type fourmillent à Paris – et très étrangement, sans que cela semble être particulièrement lié au physique de la masseuse, cela n’est pas toujours agréable. La dernière fois, même si ses gestes étaient doux et précis, je dirais même attentionnés, j’ai été bizarrement très mal à l’aise, comme si je n’étais pas entièrement consentant, difficile à expliquer. Je me trouvais ridicule à la fois d’être là, passif, en train de me faire masser par une quasi inconnue, à la fois de ne pas ressentir le plaisir que j’attendais et espérais. Mais la fois d’avant, c’était divin et parfait. Progressif et arythmique, me laissant souvent alangui de l’envie que ses gestes s’accélèrent et s’aventurent dans des endroits plus inhabituels … Elle me laissait bouillir et revenait à des moins intimes caresses. Puis au moment où je ne l’attendais plus, y revenait de plus belle pour ébahir mes sens … Comme tu le notes, Clarisse, je crois que la complicité – pouvant être fortuite – entre masseuse et massé – ou masseur et massée ou autres – est la base de l’apparition du plaisir ou pas. Il doit y avoir une sorte d’alchimie, même avec un ou une inconnue qui va transformer ou non le massage utile en caresse exquise … Ensuite seulement viendra le talent et l’habileté du praticien je pense.

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