Les Mystères du Chabanais, et autres nouvelles de la Belle Epoque

Mystères-Chabanais-1COUV-1606   J’ai le plaisir de vous présenter le recueil de nouvelles tout juste paru aux Éditions Dominique Leroy, co-écrit avec Vagant. Un projet qui nous tient à coeur et qui nous a tenu en haleine plusieurs mois ! Quand l’envie d’écrire nous prend…
    Ce n’est un secret pour personne, l’érotisme dans toutes ses dimensions me passionne, qu’il soit soft ou plus pimenté, romantique, ludique, ou encore pervers, glauque… et aussi les lieux où tout est possible : certaines soirées, les clubs libertins, et, si l’on remonte dans le temps, les maisons closes. (Jean Zaganiaris m’a d’ailleurs appris un mot pour définir ces lieux : hétérotopies, lieux où se réalisent les utopies. J’en reparlerai).
    Les maisons closes ont toujours exercé une sorte de fascination sur moi. Fascination liée à l’enfermement, la concentration de luxure, de débauche, de paresse et de violence aussi parfois… Et, en particulier, l’ambiguïté que je devinais à travers mes lectures : d’un côté, la franche camaraderie, les crises de fous rires, la complicité entre les filles, managées d’une main de fer par Madame qui sait aussi jouer les mamans à l’occasion et tolérer un peu de chahut… – toute une ambiance, si bien rendue par Maupassant dans certaines de ses nouvelles – ; mais de l’autre côté, la déchéance, la maladie, les longues heures d’attente avant d’accueillir parfois tout un régiment dans les maisons d’abattage… La possible ascension sociale ensuite, en rejoignant une maison de luxe, avant, dans le meilleur des cas, de devenir la maîtresse d’un client fortuné.
    Un univers englouti, brillant et clinquant, sombre et désespéré, un décor idéal pour des nouvelles érotiques. J’y pensais depuis un moment, lisant Laure Adler et Marc Lemonnier qui ont publié des ouvrages sur le sujet, quand ma route a croisé celle de Vagant. 
    Nous nous sommes trouvés avec Vagant, un peu par hasard, à travers nos blogs, et nous avons eu envie d’écrire ensemble une nouvelle à quatre mains. Coïncidence, il se passionnait de son côté pour le fauteuil conçu par d’Edouard VII et son mystérieux usage, et faisait des recherches sur Le Chabanais, l’une des maisons les plus luxueuses de l’époque.

   Notre recueil se compose de trois nouvelles :
    Avec Une petite bonne, je me suis intéressée aux débuts d’une jeune fille, tombée un peu par hasard dans une maison de tolérance, attirée par les froufrous, les friandises et les chatteries des filles. L’occasion d’échapper à sa condition de petite bonne, à l’esclavage des journées interminables sous la coupe d’une patronne sans cœur.
    Dans la seconde nouvelle, Les mystères du Chabanais, écrite avec Vagant, nous retrouvons l’ancienne petite bonne qui a pris du galon puisque la voilà au Chabanais. Le futur Edouard VII fréquente assidument l’établissement, avec des demandes extravagantes. Il a même fait réaliser un fauteuil de son invention, très bien rendu par Rita Renoir sur le dessin de couverture.
    Pour mieux vous permettre d’imaginer l’usage de ce mystérieux fauteuil. Rita Renoir a choisi d’installer une femme sur le fauteuil, tandis qu’un voyeur ouvre la porte pour mieux regarder. Une autre utilisation est possible : l’homme est assis, une femme s’installe à genoux entre ses jambes, tandis qu’une autre s’allonge et s’occupe de son amie… Le fauteuil permet en tout cas moult positions, sans fatiguer les protagonistes, en particulier le prince, qui n’était point svelte. Je vous laisse découvrir ce que nous avons imaginé dans notre histoire !
   La dernière nouvelle, écrite par Vagant, Une femme libre, nous entraîne dans une fête où se croisent toutes les personnalités de l’époque, nous suivons les évolutions d’une femme à travers le regard de son amoureux voyeur, jaloux et admiratif à la fois.
  J’espère que vous aimerez le voyage dans le temps que nous vous proposons… 

   Présentation de l’éditeur
   Trois nouvelles de la Belle Époque : les femmes portent le corset, les prostituées séjournent dans des maisons closes, le vocabulaire galant y est imagé…
Une petite bonne de Clarissa Rivière :
« Elle observe, elle apprend le métier pour l’instant. Que je ne vous prenne pas à la tripoter ou la trousser derrière un rideau ! »
Augustine, fraîchement entrée dans une maison close, fait ses classes auprès de prostituées expérimentées qui, dans la bonne humeur, se piquent au jeu de l’éduquer.

Les Mystères du Chabanais de Clarissa Rivière et Vagant :
« Mais promettez-moi une chose : vous me permettrez de regarder l’usage que fait le prince de Galles de son fauteuil de volupté. »
Au Chabanais, maison close réputée, « Dirty Bertie », le prince de Galles, souhaite essayer, avec une fille du peuple – la petite Augustine de la nouvelle précédente – et une bourgeoise austère, l’étrange fauteuil qu’il a fait fabriquer. Maître Plissoy est chargé de recruter cette seconde femme, une veuve acculée qui croit pourvoir infléchir le cours de sa destinée en suppliant son Altesse… qui a cependant bien d’autres projets.

Une Femme libre de Vagant :
« Cet aveu-là, touchant de sincérité, me désarçonna. Nous avions dépassé l’innocent badinage. »
Lors d’une soirée, « entre extravagant dîner mondain et exhibition demi-mondaine », entre culture et libertinage, Emma séduit et se laisse séduire. Le narrateur la suit des yeux, impuissant, en souffrance, mais fier que sa compagne soit « une femme libre ».

   Ces trois nouvelles sont suivies d’un lexique de termes érotiques, d’après le Dictionnaire érotique moderne d’Alfred Delvau, publié en 1867.

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