L’apéro de Paris Derrière

14468394_1050762005037477_2658380068119573745_o    Mercredi dernier, j’ai participé à l’Apéro de Paris Derrière, dans un très beau bar d’hôtel, sous une verrière, comme une serre tropicale avec profusion de plantes exotiques. 

    Je suis arrivée sur des charbons ardents, légèrement sur le qui-vive, car cette fois, je serai «de l’autre côté», intégrée à l’équipe ! Moi qui aime tant sortir en liberté, pouvoir participer ou observer à ma guise, rester dans l’ombre, aller et venir… je me retrouve en pleine lumière ! J’arbore fièrement mon badge, je suis invitée en tant qu’ «experte des soirées fetish-bdsm» (c’est pointu ^^), au côté d’autres experts, des vrais : Adam, du site Nouveaux plaisirs ; Gala fur, écrivaine et dominatrice ; Johann Zarca, écrivain (oui, l’auteur de Paris Underground que je viens de dévorer) ; Claire Richard, podcasteuse ; Adeline Anfrey, auteure ; les organisateurs des soirées «Chatonnade » ; Claire Alquier, sexologue… avec l’inénarrable Maya qui virevolte en tutu autour de nous et nous taquine.

   apéro Paris derrière  Le temps de saluer tout le monde – des amis de tous horizons, liés par leur amour du site Paris Derrière – Emma la diablotte grimpe sur une chaise et présente son équipe d’experts invités pour la soirée. J’ouvre le bal et je souris de sa description dithyrambique de mes hauts fait d’armes ! Je retrouve le ton de ses articles que j’adore : pep’s, humour, un brin d’impertinence, le tout saupoudré d’un zeste d’affection.
    « Elle traverse les soirées parisiennes les plus déjantées avec un regard frais, je dirais même un regard de collégienne, je vous présente l’adorable et adorée Clarissa Rivière.
    Vous retrouverez ses écrits sur son blog Les Goûters de Clarissa avec ses aventures dans les boites libertines ou les soirées fétichistes comme La Dèmonia.
    N’hésitez pas à lui demander où il faut aller, Le dress code, les pratiques, ses meilleurs plans… Clarissa est de toutes les fêtes de fesses !
    C’est aussi une auteure de littérature érotique, elle aime écrire des nouvelles qui réveille l’arrière train. »
  
    On s’attable entre amis et inconnus autour de délicieuses planches de fromages-charcuterie. Je retrouve avec plaisir un photographe et son amie, la conversation s’engage sur les réseaux sociaux : l’évolution de Wyylde, qui tend à concurrencer Facebook sur son terrain, et perdrait un peu son âme en s’ouvrant à tous – surtout ne pas s’y inscrire, vu le temps fou que je passe déjà sur FB !

2019-11-20 18    J’ai discuté ensuite avec de nombreux participants, spontanément, au hasard des rencontres entre le bar et les tables, ou appelée par Emma au passage.
    — Clarissa, je parle de toi !
    Impossible de me rappeler tous les échanges, quelques souvenirs en désordre :  
    Un petit nouveau d’abord ! (J’aime bien les débutants, guider avec tendresse leurs premiers pas dans le milieu, les conseiller de mon mieux… Pour certains, venir à l’apéro de Paris derrière, c’est leur « première fois » : ils quittent enfin leur ordinateur pour oser s’aventurer dans le réel !) Celui-là n’est pas tout à fait « vierge » en matière de soirées fetish, il connaît déjà La Nuit élastique – trop drôle comme la Nuit élastique, l’une des soirée fetish les plus extrême de la place, constitue souvent la première expérience des nouveaux !
    Je me souviens d’échanges avec des libertins, en quête d’une autre ambiance « car ce n’est plus pareil depuis Wyylde, les gens préfèrent les soirées privées aux clubs à présent, les clubs sont en chute ». Ce n’est pas tout à fait ma vision : les clubs vivent une nouvelle jeunesse avec les organisateurs de soirées. Ainsi, le Château des Lys accueille Les goûters du divin marquis, le Quai 17 la soirée Soumissions exquises, pour ne citer qu’eux !

    J’ai rencontré des fêtards, fréquentant d’autres fêtes. Les rôles se sont inversés, j’ai pris des notes à mon tour, j’ai même esquissé quelques pas de Kizomba, guidée par un danseur pro…  J’ai bien noté aussi les soirées « Chatonnades », une nouvelle façon de faire la fête, imprégnée de l’esprit «Burning man», que j’adore. – Le milieu des fêtes est sans fin, il y en a pour tous les goûts !

    J’ai abordé Johann Zarka, en mode fan qui rencontre son idole : « heu, j’ai beaucoup aimé Paris Underground ! » Et là ça y est, j’ai tout donné, je n’ai rien d’autre à dire, je reste la bouche sèche… Heureusement l’écrivain nous parle de son futur livre, et whaow, ça va être une bombe !
    – C’est bon de craquer pour un nouvel auteur, on sait qu’on va tout lire de lui, et qu’on va se jeter sur les livres qui sortent au fur et à mesure… Il y a des auteurs comme ça, on trépigne en attendant leur futur livre !
    
    Je me suis bien amusée à répondre à toutes les questions : comment je suis « tombée dans le bdsm » ? Les soirées fetish, comment ça se passe précisément ? Avec des demandes de détails « croustillants ». Et là, c’est amusant, car parfois les gens imaginent des choses plus « hard » que la réalité ! Et le dress code, c’est quoi ? J’avoue, je me suis amusée un peu :
    — Les garçons, c’est torse nu ! Oui, c’est obligé… 😉
    J’en profite pour donner plein de bonnes adresses, quittant même Paris pour les plus curieux, les emmenant à Berlin, Amsterdam.
    Quelques questions qui m’ont donné des idées d’articles :
    — est-ce que vous préparez des scénarios à l’avance, des jeux de rôles, pour les jeux de domination ?
    — pourquoi certains switchent (changent de rôle : passent de soumise à dominatrice, ou l’inverse) et d’autres jamais ?
    — est ce que ce sont seulement des jeux, qui s’arrêtent à la fin de la soirée ? ou certains vivent les relation de domination-soumission à plein temps ?
    — est-ce que les sentiments amoureux s’invitent parfois dans les relations bdsm ? Vaste sujet
    Et aussi des questions presque intimes, auxquelles je réponds bien volontiers, car tout est plus facile avec des inconnus, surtout aussi souriants et amicaux !

2019-11-20 18    J’ai longuement expliqué pourquoi j’aimais tant ces soirées. Pas facile de prendre de la distance, de tenter de mettre des mots sur l’indescriptible : cette joie de danser, de faire la fête, en étant soi-même, en liberté, sans jamais de jugement de la part des autres. S’amuser, s’éclater, rencontrer, jouer… dans un milieu bienveillant, ouvert, où tout le monde est bienvenu quel que soit sa paraphilie, son look, où tout est possible, tant que le consentement est là.
    J’explique ma vision, mes ressentis, je réalise que je suis sans doute «atypique»mais nous le sommes tous – , car je recherche surtout l’esprit de la fête, un bon son techno ou rock, l’ambiance de «communion », de love, qui règne dans ces soirées. Sentir que je fais partie d’un mouvement qui m’emporte, une sorte d’ivresse communicative, qui nous relie les uns aux autres !
    D’autres vont chercher plutôt à « jouer » intensément d’emblée, sans passer par la case « dancefloor », d’autres encore privilégient d’interminables échanges dans le coin fumeur, ou des échanges plus sensuels dans les coins câlins… La même soirée est vécue différemment par chaque personne !
    J’ai essayé de retranscrire l’atmosphère de ces soirées… avant de jeter l’éponge :
    — Venez ! Le mieux est de participer à une soirée, pour voir… non, on est obligés à rien ! On peut juste regarder, discuter, danser… Samedi prochain par exemple, vous avez le choix entre La Nuit des K et La Nuit du divin marquis !
    J’ai dû me montrer particulièrement enthousiaste, car on m’a dit, avec une certaine sollicitude :
    — Mais ça doit être horrible quand la soirée se termine !
    Ça oui, surtout si on a oublié l’heure : la musique qui s’éteint, la lumière crue soudain dans les yeux, la file des zombies devant le vestiaire… terrible, j’essaie de toujours partir 20 mn avant…

     L’apéro s’achève, c’est déjà l’heure de partir, j’ai manqué de temps pour bavarder avec les amis, mais je m’en suis fait de nouveaux, que j’ai du mal à quitter 😊  
    Merci Paris Derrière de nous réunir dans la vraie vie !
 2019-11-20 18   – Prochain apéro ? Mystère ! Suivre l’actu du site Paris Derrière en s’abonnant à la Newsletter…

    Quelques partenaires de l’apéro :
    Nouveaux plaisirs
    Gala fur
    Chatonades
    Claire Richard, podcasteuse
    Claire Alquier, sexologue

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