Dans le train !
Parti en retard, forcément… (un enfant monté à bord clandestinement d’après ce que j’ai compris ! L’aventure n’a pas d’âge ! L’affaire a dû s’arranger car le TGV s’est mis en branle, lourdement, avant d’accélérer à toute allure.
Depuis je profite de ce « non-lieu » – aucune expérience ne peut égaler le train ! Ce vaisseau-monde peuplé de voyageurs qui glisse tout droit, se joue des obstacles, avale les kilomètres à grande vitesse sans le moindre soubresaut, à peine quelques vibrations qui nous massent le dos… Je regarde la France profonde et ses paysage moches (pour l’instant ^^) à travers la vitre sale (mais où pleut-il ?), tout en sirotant mon café ; le bonheur !
J’ai savouré les regards en coulisse et les sourires en coin du serveur qui m’a servie avec mille courbettes ; mes fantasmes se sont emballés tout seuls ! Je vais reprendre un café, tiens…
Le contrôleur, lui, est du genre jovial et nous gratifie de petites citations feel good et philosophiques au micro : « j’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé »
J’écoute de la musique, et parfois, mes voisins : madame critique tout ce que dit monsieur, qui sourit, d’une patience infinie (il y a des héros) ; plus loin des enfants gazouillent et s’impatientent, la mère dégaine des coloriages et des crayons de couleur, ils se concentrent ; deux copines bavardent sans se soucier d’être entendues par des inconnus, nous n’existons pas – Je remets mon casque !
Le train, cette parenthèse avant l’agitation des vacances !

