La Monarch spéciale Gay pride, ma soirée préférée je pense, avec celle du 31 !
Deux rendez-vous dans l’année que je ne raterais pour rien au monde… Mais cette année, la canicule menace la fête, la gay pride est annulée à la dernière minute en raison de la chaleur, tristesse… La Monarch en revanche maintient bien sa soirée, et se fait forte de nous consoler !
Promesses tenues !!
C’est la dernière soirée au-dessus de 34, on nous promet la tempête ; le vent se lève déjà, et l’orage gronde au-dessus de nos tête. Je ne sais pas s’il a fini par éclater, nous nous engouffrons dans les entrailles de la tour Montparnasse.
Mon cavalier de début de soirée se joint au staff pour d’ultimes préparatifs, tandis que me promène dans les deux salles presque désertes. J’adore ce moment avant que tout s’enflamme ! J’hume l’air frais avec soulagement (la salle est climatisée !), et je repère les différents espaces dans lesquelles nous nous ébattrons toute la nuit, un peu rêveuse :
– Le principal dance-floor, avec son bar et sa mezzanine protégée par de grands rideaux noirs, afin de délimiter une première dark room. Je souris en revoyant la mezzanine de la mezzanine, cet espace caché dans les replis de la salle
– Le deuxième dance-floor, orienté « play », équipé de croix de St André, cages… propose des recoins bien dark. Point de matelas ni de banquettes à première vue, le sol nu !
— Ce soir, ce ne sera pas du libertinage élégant et douillet sur des lits à baldaquins, plaisante un ami
C’est clair ! Il sera question de désir brut, d’attirance irrésistible des corps, peu importe le confort ! Nous ne sommes pas des princesses au petit pois, nous n’avons pas besoin de matelas de plumes et de draps de soie !
En attendant, place au plaisir de danser et de retrouver tout le monde ! Les gens arrivent peu à peu, de plus en plus nombreux.
Le « noyau dur » des inconditionnels se retrouve près du bar
— « La famille » ! me glisse un ami à l’oreille, aussi heureux que moi de se retrouver là.
Je vois tout à fait ce qu’il veut dire : une communauté s’est formée, au fil des soirées, un sentiment d’appartenance nous unit… (même si j’oublie régulièrement les prénoms des uns et des autres, sorry !!)
Des inconnus m’abordent, certains me reconnaissent grâce à Instagram ou mon blog (ça me surprend toujours ^^), ou des soirées précédentes :
— Toi tu viens à toutes les soirées, je te vois à chaque fois !
— Toi aussi on dirait !
Et ils deviennent des amis à leur tour… Je dois reconnaitre qu’il devient difficile d’évoluer en toute liberté sans croiser un ami tous les trois pas ! « Des amis de soirée », catégorie d’amis que je ne vois qu’en soirées ! C’est à dire assez souvent quand même…
La musique est intense à souhait ! Comme souvent, je goûte le set d’Acid Oslo, qui m’envoûte dès le début ! Le dernier set aussi, qui a rendu mon départ très difficile… (il m’aurait fallu partir bien plus tôt…)
La techno nous porte tout au long de la soirée, nous hypnotise. Je me sens dans une autre dimension, un rêve éveillé… je suis captive d’un rituel mystique avec un grand Maître de cérémonie aux platines. Nous nous transformons en créatures infatigables et pleines d’énergie et nous nous trémoussons sans répit, en transe. L’électricité circule entre nous, des liens éphémères se tissent, se dénouent, les corps s’attirent, se rapprochent, se tournent autour…
Les darkrooms : le feu ! Un enfer de plaisirs, l’apocalypse des corps qui s’emmêlent, se prennent… Il est difficile, voire impossible, d’y déambuler, tant les corps se pressent, dans une atmosphère brûlante… Tout le monde se lâche, on est hors du temps, hors des normes et de la raison. Des espaces inclusifs, essentiellement gay, mais les filles sont bienvenues ! Des filles ardentes s’y glissent parfois, bientôt rejointes par d’autres, elles se regroupent dans un même coin, se rapprochent et s’embrassent… Elles sont sollicitées, mais sans excès, les angels veillent !
Le dance-floor n’est pas épargné ^^ Je surprends une belle séance de fouet au fond de la salle, la jeune femme fouettée danse et bouge en rythme, tandis que le fouet effleure ses fesses.
Je me suis essentiellement attardée sur la piste, surtout sur le main dance-floor. Nous avons été intrigués un moment par une sorte de petite grue installant des cordes au plafond, mais finalement, la suspension prévue n’a pu avoir lieu. En revanche, j’ai pu admirer Roxy, au sommet de son art ! Elle nous offert un festival de pratiques bdsm sur quatre soumis à la fois : fouet, cire brulante sur leur peaux, leurs sexes, leurs langues, montures, et les testicules clouées sur une planche pour l’un d’entre eux — mon voisin frémissait à mes côtés !
Je quitte les lieux à regret vers 6h30, déclinant quelques propositions d’afters – j’ai prévu d’aller au Salon de la BD érotique le lendemain !
Je me sens encore en forme, je regrette de manquer les ultimes minutes de la soirée, et puis les fins de soirées sont souvent encore plus décadentes… mais à la seconde où le son ne me parvient plus, je m’effondre au point de m’endormir dans le métro…
Merci aux organisateurs et à toute leur équipe de nous offrir un tel terrain de jeux !
Prochaine Monarch le 29 août !
La réunion de pré-rentrée pour se remettre dans le bain et nous consoler de la fin de l’été !
Pour venir et plus de détails : La Monarch sur Instagram
« Soirée Interlope, Xcentrique, dark, libre et sans tabou : MONARCH est le rendez-vous des créatures nocturnes mordues de techno ! »
Soirée techno fetish gay inclusive. Dress code fetish
