Un dîner protocolaire – Chap.5

High society

    Le réveillon se termine… après des jeux de travestissement et de piétinement, des jeux d’impact, et enfin le dîner agrémenté de quelques douceurs supplémentaires, il est temps de se séparer.

***

    Chap.5 Dénouement

    Motivés par quelques coups de cravaches et tapes sur les fesses, les soumis s’activent sans demander leur reste, avant de rendre leurs tabliers et les nuisettes. Julien s’incline cérémonieusement.
    — Mesdames, je n’ai pas de mots, quelle sublime soirée avec vous…
    — Tiens, n’oublie pas la poubelle en partant, s’amuse Lisa, pour nous servir une dernière fois !
    Rémi s’agenouille devant Célia en lui jetant des regards énamourés et plein d’espoir. Elle se penche et lui glisse à l’oreille.
    — Attends-moi dans l’entrée de l’immeuble !
    Elle écourte les adieux avec ses amies, prétextant une fatigue soudaine. Un dernier scrupule la retient, autant jouer franc-jeu ; elle tient à ses amies !
    — Sandra, ça t’ennuie si je ramène Rémi à la maison, pour prolonger un peu les festivités ?
    Sandra est bonne joueuse, elle esquisse un geste vague de la main.
    — Il ne m’appartient pas, fais comme tu veux ! Mais je dois t’avertir, c’est un soumis capricieux !
    Tant qu’il me lèche comme ça, on devrait bien s’entendre se dit Célia, mais elle préfère garder son avis pour elle.
    — Tu me laisses Jeannot en compensation alors, réclame Sandra, soucieuse de ne pas être perdante dans cette affaire.
    Mais Jeannot est introuvable, il a déjà pris la poudre d’escampette.
    — Quoi, sans même nous dire au revoir, ni nous remercier, s’offusque Lisa.
    Célia prend aussitôt sa défense.
    — Si, si, il m’a bien remercié, et m’a demandé de vous transmettre ses remerciements et ses compliments. Vous le connaissez, il est timide, et quand vous avez dit ouste, il a été le premier à détaler comme un lapin !
    — Mouais, fait Sandra, peu convaincue. Il a intérêt à m’écrire pour me remercier de mon hospitalité. Il m’énerve avec son côté effarouché et peureux, j’aime les soumis qui en ont dans le pantalon, moi !
    Célia écourte la conversation, impatiente de voir si Rémi l’attend dans le hall.
    — Bon, je vous laisse les filles, merci pour tout ! C’était génial ! On s’appelle demain ?
    Elle embrasse ses amies sur les deux joues et file comme le vent.

    Célia marque un temps en sortant de l’ascenseur, stupéfaite : trois soumis la fixent avec des yeux de merlan frit. Certes, elle s’attendait à trouver Jeannot et Rémi, mais qu’est-ce que Julien fait là ! Il s’agenouille devant elle et lui tend son ruban rouge qui lui tient lieu de laisse.
    — Madame, vous pouvez disposer de moi à votre guise.
    — Mais enfin Julien, tu n’y penses pas ! Et ta Maîtresse ?
    — Je lui expliquerai, elle comprendra…
    — Tu lui écris tout de suite ! C’est mon amie je te rappelle ! Je veux bien t’embarquer, jamais deux sans trois comme on dit, mais je te laisserai dans un coin tant que tu n’as pas reçu son accord écrit, c’est clair ?  
    Célia réprime un fou rire nerveux. Si encore ils n’étaient que trois ! Elle vient de repenser à Johann, son cher soumis qui l’attend, lové dans son panier et enchaîné au radiateur. Quatre soumis rien que pour elle cette nuit, quelle fête ! Des idées de scénarios flambent déjà dans ses fantasmes…
    Julien baisse la tête et se résout à envoyer un texto à sa Maîtresse : l’autorise-t-elle à suivre Maîtresse Célia, afin de poursuivre la séance ?

    Lisa consulte son téléphone qui vient de tinter et soupire.
    — On dirait bien que Julien me quitte pour notre amie lui aussi ! confie-t-elle à Sandra, un brin amère.
    — Bon débarras, la console Sandra, toujours pragmatique. Je lui souhaite bien du courage à Célia avec ses trois soumis… Ne sois pas triste ma belle, on n’est pas bien, là, entre filles, loin de ces soumis transis ? Et je connais Julien, il reviendra vers toi demain, la queue entre les jambes, et tu l’accueilleras comme il se doit, à coups de cravache !
    — Plus ou moins transis apparemment, relève Lisa avec une pointe d’amertume.
    Sandra la fait taire d’un baiser ; un baiser pour la réconforter, un baiser amical et affectueux, qui se transforme bientôt en un baiser sensuel et torride.

The end

    Photo : Film High Society

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