Sources d’inspiration

photo bureau Clarissa
      On me demande souvent où je puise mon inspiration pour écrire mes nouvelles érotiques, d’où viennent mes idées, mes fantasmes… avec ce lourd sous entendu sous-jacent : ce ne peut être que du vécu…
    J’ai toujours beaucoup de mal à répondre à cette question, car je ne sais pas souvent d’où viennent mes situations farfelues… Parfois, je brode autour d’anecdotes réelles, de choses vues, entendues, imaginées, rêvées… mais le plus souvent, mes histoires s’imposent toutes seules, elles viennent de nulle part et surgissent soudain du néant.
    Les photos, les illustrations m’inspirent aussi, sans que j’en ai réellement conscience. Jusqu’à cette fois. Pour l’appel à textes des éditions La Musardine : « Osez 20 histoires de sexe en 2050 ». Je peux précisément vous présenter les deux illustrations qui ont enflammé mon imagination. (j’en profite pour remercier les deux artistes qui m’ont offert cette étincelle !)
    Deux dessins ont croisé mon regard au bon moment :
– Cocktopus, du Dormeur du Vol, qui représente un poulpe dont les tentacules se terminent de façon… évocatrice. Jugez plutôt !
– Kamashiva, de Carole Violette, avec ce dieu possédant plusieurs bras pour mieux s’occuper de son amante. Je l’ai découverte à l’occasion du concours d’illustrations organisé l’an dernier.  
    Un être doté de plusieurs bras, plusieurs sexes, capable de me combler de mille façons, comme plusieurs hommes réunis en un seul, pouvant en même temps me caresser, me pénétrer, me tenir contre lui, m’étourdir de caresses et d’étreintes à m’en faire perdre la tête… Cet être là ne peut être qu’un extra-terrestre (ou quelques amis s’entendant comme les doigts d’une main, mais ceci est un autre fantasme…). Aussitôt imaginé, aussitôt écrit, mon extraterrestre à tentacules a pris vie sur le papier…

cocktopus
kamashiva
 Pour mieux connaître ces deux artistes :
La page Facebook du Dormeur du Vol
Le blog de Carole Violette

     encyclo_illustre_1270742174J’ai aussi pensé, j’avoue, au Dr Manhattan, capable de dédoubler son corps parfaitement musclé, de se téléporter, démultiplier les caresses et nous donner le vertige.

    Le recueil de nouvelles « Osez 20 histoires de sexe en 2050″ paraîtra en avril prochain. Un recueil à l’imaginaire débridé qui nous propulsera directement au septième ciel parmi les étoiles et les trous noirs… on a encore le temps, j’en reparlerai !

   Et vous chers amis écrivains et blogueurs, d’où viennent vos idées ?

 Un dessin de Carole Maurel… c’est quand l’on croit que notre muse nous a abandonnée, qu’elle vient nous serrer tendrement dans ses bras…
1779317_745569075468173_1299540702_n

17 commentaires

  1. jp 37 a écrit :

    bsr clarissa
    je viens de lire quelques un de vos écrits je vous mettrait un commentaire bientôt .
    mais ou j’avait la tête bien sur dans « histoires » .
    l’érotisme peut rendre distrait parfois . merci de votre sourire vous êtes étonnante je trouve a bientôt.

  2. jp 37 a écrit :

    l’inspiration et les rêves sont souvent lier je trouve .
    votre blog me plait mais je reste sur ma faim au niveau de vos écrits. vous citez les livres des autres et votre plume personnelle se trouve ou?
    bonne soirée.

    1. Clarissa a écrit :

      Merci cher Jp ! J’ai posé quelques écrits dans l’onglet « histoires », et la liste de mes nouvelles publiées figurent dans l’onglet « publication » et ici : https://www.clarissariviere.com/archives/2013/03/08/26680923.html Je serai très heureuse d’avoir votre avis si vous me lisez… c’est vrai, j’adore lire aussi, et j’aime bien parler de mes lectures ! à bientôt

  3. LeDormeurDuVol a écrit :

    Mon inspiration vient principalement de la musique. Je « vois » les chansons, mon esprit s’envole vite.
    Il y a aussi les objets, les textures, les odeurs. Le toucher ou l’odeur d’un bas, la texture d’une mangue fraîche, la rondeur d’un verre en cristal, ça peut facilement allumer ma plume.
    Mais surtout, ma principale source d’inspiration est ma perversion, mon propre désir, ma foultitude de fantasmes inavouables. Je suis un jardin des délices à moi tout seul.

    1. Clarissa a écrit :

      Tant de sources d’inspirations qui nous offrent ensuite les plus beaux poèmes d’amour, les textes érotiques les plus sulfureux, les histoires les plus effrayantes ou les plus émouvantes…

  4. Clarissa a écrit :

    Merci Erik pour tes confidences J’aime le processus de création… il y a un peu de magie dans l’air !

    1. Clarissa a écrit :

      oui, pour une idée qui prend vie sur des pages d’écriture, il y en a mille qui s’envolent et sont perdues à jamais !

      1. Erik Torrent a écrit :

        Une couleur par tentacule, cela devrait permettre de faire de l’art

      2. Clarissa a écrit :

        Je ne verrai plus jamais les poulpes de la même façon grâce à toi !! j’en profite pour mettre ici deux liens indiqués par Daniel Nguyen (je ne suis pas la seule à fantasmer sur les pieuvres géantes http://www.estampes-japonaises.org/156/le-reve-de-la-femme-du-pecheur/ http://www.revue-ganymede.fr/censure-et-culture-de-la-sexualite-le-japon-et-ses-paradoxes/

        1. Clarissa a écrit :

          Merci Flesh Un parfum, un film, un élément… oui, autant de sources d’inspiration !

          1. Clarissa a écrit :

            Je pense que les gens me posent la question car ils espèrent des confidences croustillantes à la clé En érotisme, nos lecteurs croient souvent que c’est du vécu, et cela ajoute peut-être à leur émoi (là, en SF, ce ne pourra pas être le cas

  5. flesh a écrit :

    Tu as raison, juju051 mais, moi qui écrit un peu (ou beaucoup mais pas assez bien pour prétendre être écrivain sans doute) j’ai plusieurs fois trouvé rigolo de remonter la source d’une idée … La plupart du temps, comme un joli rêve plein de saveur oublié quelques minutes après notre éveil, nous ne savons plus d’où et de quoi c’est venu. Etait-ce une combinaison d’éléments ou au contraire un seul catalyseur qui tel un éclair nous foudroie toute l’histoire ou presque, moins les fioritures ? Parfois, on sait d’où vient le jet, et on peut alors passer un bon moment à remonter le fil des tenants et des aboutissants jusqu’à ce qu’éclose le premier mot. Comme souvent en écriture, il est délicat d’expliquer cette histoire là.Mais, à l’instar de pleins d’autres, elle existe et est actrice à part entière de l’œuvre..

  6. juju051 a écrit :

    je ne peux que lire puisque je n’écris pas. Il ne me viendrait pas à l’esprit de demander à un ( une) auteur où il est allé chercher ce qu’il a écrit. Pour moi il me semble tellement logique que ça vient des pensées, rêves etc de celui qui a écrit.

  7. Flesh a écrit :

    Belles confidences Clarisse de mon côté, je ne sais pas d’où cela me vient. Il n’y a pas de règles … Mon histoire de parfum a accouché d’un regard tombant sur la forme étrange d’un déodorant par exemple … celle de la baignoire d’Isabelle est plus banal, le simple fantasme de mêler deux femmes, fortement reliées par l’élément « H2O », dans un écrin d’eau apte à y mélanger leurs fluides d’amours … celle de la boîte de nuit onirique m’est probablement venue des derniers instants du film « Requiem for a dream » … entre autres. Mais je ne suis pas non plus hyper créatifs en ce domaine

  8. Anthony a écrit :

    Le poulpe crache t-il aussi de l’encre ?

  9. Hadrien des Ombr a écrit :

    les idées viennent d’un mot, d’un échange, d’un dialogue…d’une rencontre. Parfois cela débouche sur un texte, parfois sur rien.

  10. Erik Torrent a écrit :

    Merci Clarissa pour ces aveux et pour ces illustrations qui nous laissent augurer des textes savoureux comme tu sais le faire !
    Pour répondre à ta question, je me retrouve assez dans ton billet. L’idée initiale vient d’une pensée, d’un rêve, d’un texte, d’une illustration, d’une discussion qui s’impose à moi, puis, pendant plusieurs jours, parfois à mon insu, l’histoire se forme d’elle même… Il est alors temps de l’écrire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *