Poupée de chair, d’Isabelle Lorédan

poupée de chair

    Poupée de chair est avant tout l’histoire d’un grand amour.
    Je tremblais un peu en commençant le livre, j’avais peur de souffrir devant la description de terribles sévices et punitions variés, mais ce ne fut pas le cas du tout. 
    La relation maitre-soumise est empreinte de vénération de la part de Solana pour son maître, et d’amour de la part de Claude, un amour attentionné et respectueux. (au passage, je ne vois pas Claude comme l’homme dessiné sur la couverture, il a l’air bien trop féroce. Solana est plus réussie à mon avis).
    Toutes les expériences vécues ensemble sont belles et jamais traumatisantes. Elles n’en sont pas moins très fortes, et de plus en plus exigentes, et j’ai trouvé Solana très courageuse et endurante d’accepter autant.
    Solana voue une confiance totale à son maître, ce qui lui permet de se dépasser, pour éprouver toujours plus de plaisir. Solana consent tout par amour, le désir la consume, au point parfois de lui faire réclamer sa « punition ». Elle ressent l’extase et le plaisir de se donner sans limite. Elle éprouve aussi le plaisir charnel, le vrai, l’orgasme, qui la foudroie régulièrement avec une puissance incroyable. Et pour lui donner tant de plaisir, son maître travaille dur ses mises en scènes et prépare avec soin les tourments qu’il lui impose, quand sa victime se contente de se laisser doucement aller et de s’abandonner.
    Je pense qu’une telle osmose entre un maître et sa soumise, tant de plaisir au-delà de la souffrance, doit être rare en réalité… sinon, je me laisserais presque tenter 😉
    J’ai aimé l’histoire, cet amour si intense qui traverse le temps m’a touchée. J’aurais préféré un récit plus long, puisqu’il s’étend sur une longue période, une vie entière. Le choix d’écrire au passé nous distancie un peu des événements racontés, les adoucit, et teinte l’histoire de nostalgie. On a l’impression de recevoir les confidences de Solana au creux de l’oreille (d’ailleurs, elle nous interpelle parfois), elle nous confie des souvenirs déjà anciens et peut-être idéalisés et embellis.

     Poupée de chair est paru en juin 2014, aux éditions Dominique Leroy, collection e-ros
    Pour en savoir et vous le procurer :
Le site de l’éditeur Dominique Leroy
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