Ouvrages de dames – Jeux enflammés

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   Dans ma série Ouvrages de dames, une nouvelle séance à deux.
   – lecture déconseillée aux personnes délicates.

 ***

  Dans les soirée fetish-bdsm, les rencontres s’enchaînent, des relations éphémères se nouent en un instant. Ce soir ne fait pas exception, un simple échange de regards, et l’affaire est faite : Juliette emporte à l’écart le soumis qui vient de lui dire oui des yeux, et s’en lèche les babines à l’avance. Il est tout à fait sexy avec ce corset qui ceint sa taille et son regard souriant. Elle déniche une banquette à l’écart et lui demande de s’allonger sur ses genoux. Elle baisse son boxer fetish et entreprend de pianoter sur ses fesses, avant de battre la mesure avec entrain. Elle va prendre tout son temps, et augmenter peu à peu la cadence, en un lent crescendo, tant elle apprécie le contact de ses mains sur ce fessier ferme et rebondi.  
   — Lève-toi !
   Elle a envie de l’observer sous toutes les coutures. Elle tourne autour de lui, incapable de choisir : son dos ou son poitrail ? Elle palpe et pince ses muscles, griffe la peau lisse, tord ses bouts de seins. Il se plaint faiblement, et l’émoustille de ses gémissements. Plus fort ! De plus en plus excitée, elle s’empare de ses martinets, et les fait danser sur le dos, les fesses du soumis… la gestuelle de base de la Florentine est enfin maîtrisée, elle s’entraîne à gagner en fluidité, en rythme, à bien viser la peau des fesses. La prochaine fois, elle prévoira son fouet !
   Juliette le flagelle à toute volée, avec un sentiment de toute puissance enivrant, avant de se rassoir sur la banquette, essoufflée.
   — Allonge-toi sur le sol, juste devant moi !
   Elle se déchausse et promène ses pieds nus partout sur son beau corps, son cou aussi, son visage, sa bouche… Et puis son sexe, sagement encagé — pour se garder des dominatrices trop gourmandes ? Elle s’intéresse, manipule la cage, glisse un doigt dans ses ouvertures, s’amusant à guetter d’éventuelles réactions, mais le soumis se tient sagement à carreau.
   Aria surgit à ses côtés. Elles sont amies, elles ont déjà dominé de beaux spécimens ensemble.
   — Salut Juliette, tu serais partante pour qu’on se le partage ? Comme on a fait l’autre fois… Moi dans le rôle de la méchante, et toi la gentille : je le fouette, je le maltraite, et tu le caresses, tu lui fais toutes sortes de mignardises…
   — Avec joie ! Le plaisir des contrastes…
   Juliette se frotte les mains, se réjouissant déjà des mauvais traitements que va subir le malheureux, roué de coups de fouet d’un côté et griffé, palpé de l’autre.  
   Pour l’instant, Aria s’assoit à côté d’elle et plante ses talons-aiguille dans la peau du soumis, les enfonce. Il se cabre, des gémissements lui échappent.
   — Je le connais, l’autre jour, il a léché mon talon ! Allez, tu te lèves et tu enlèves tout ! ordonne Aria.
   Le soumis enlève docilement ses derniers vêtements et remet à Juliette la clef de sa cage qui menaçait de tomber de sa poche. Juliette frémit, honorée et excitée de devenir sa key holder le temps de la séance. Surtout ne pas perdre la clef ! Elle la glisse dans son sac de soirée.

   Les deux dominatrices se relèvent, impatientes de se faire la main sur la peau blanche de ce soumis qui s’offre, un légère sourire aux lèvres, confiant. Les fouets, les martinets, virevoltent sur ses fesses, tandis que sa peau est tordue, mordue sans répit. Aria lui enfile une cagoule avec une poche d’air pour respirer (un peu).
   —  Allez, fais des pompes !
   Il s’exécute aussitôt, maîtrisant l’exercice à la perfection, trahissant sa nature sportive. Il respire de plus en plus difficilement sous l’effort, d’autant plus qu’il est fessé ardemment en même temps. Juliette s’’inquiète, et s’il manquait d’air ? Elle glisse un doigt dans la cagoule discrètement, ajoutant un filet d’air dans la poche.
   — J’ai des bougies, ça te dit ? propose Aria.
   Juliette bat des mains, elle adore jouer avec les bougies, cette pratique méditative, presque mystique. Aria relève le soumis et lui retire la cagoule, sa figure rouge et en sueur apparaît. Il prend une grande inspiration, ramené à la vie. Qu’il n’espère pas se reposer ! Aria lui confie une grande bâche, il l’étend sur le sol et s’y s’allonge. Moment émouvant, Juliette lui rend la clef de sa cage de chasteté, afin qu’il puisse l’enlever, et recevoir aussi de la cire « là ». Son rôle de gardienne des clefs n’aura duré que quelques minutes, mais quels instants exaltants, tenir au creux de sa main la clef du plaisir d’un homme, jouer avec la perspective de le frustrer !
   Aria allume deux bougies, cinq mèches chacune ; la cire fond à toute allure.
   — Tiens Juliette !
   Les dominatrices penchent leur bougie, une pluie de cire chaude s’abat sur le ventre et le  poitrail du garçon, des gouttes noires, rouges, qui s’éclatent sur sa peau et composent un tableau abstrait. Il se tord de douleur sur la bâche à chaque giclée de cire.
   — Ce ne sont pas de bougies basse température on dirait, soupçonne Juliette.
   Aria hausse les épaules, l’air de dire « bien sûr que non, des bougies basse température, pour quoi faire ? ». Juliette a envie de rire, elle connaît bien son amie, son goût des pratiques extrêmes qu’elle-même se contente d’effleurer. Elle lève plus haut le bras pour atténuer la brûlure. Le soumis est invité à se retourner, il doit cuire à point des deux côtés. Son dos, ses fesses sont à leur tour arrosés de cire.
   — Tourne toi encore !
  Elles s’acharnent sur son sexe, il disparait sous une épaisse croute de cire. Seuls son visage et son cou sont épargnés. La bougie de Juliette termine de se consumer, elle manque de se brûler en la penchant et finit par la reposer.
   Elle contemple le soumis, entièrement décoré de pastilles de cire, elle va se faire un plaisir de gratouiller tout ça de ses ongles pointus en le chatouillant au passage. Aria a une idée plus radicale : elle racle sa peau avec la lame d’un couteau, et retire le gros de la cire.

   La séance est terminée !
   C’est le moment de l’after care. Juliette s’en réjouit d’avance, elle va pouvoir serrer le soumis dans ses bras, l’embrasser peut-être, lui murmurer sa satisfaction… L’after care, un moment doux et suave, après cette séance piquante et épicée !
   Aria s’approche du soumis allongé, enjambe son visage, et lui demande !
   — Tu es partant pour de l’uro ?
   Il opine, avant d’être aussitôt arrosé d’un puissant jet doré l’inondant des pieds à la tête.
   — C’est top pour détacher les dernières gouttes de cire séchée ! Tu veux le faire aussi Juliette ? l’interpelle Aria.
   Sidération. Juliette reste sans voix. Adieu ses rêves d’after care, de câlins et de tendresse post séance. Le soumis maculé par les bons soins d’Aria file sous la douche sans demander son reste, non sans avoir au préalable replié et jeté la bâche. Juliette le suit des yeux, un peu frustrée de ne plus l’avoir sous la dent ni entre ses mains ; il lui plaisait bien. Une prochaine fois, peut-être ?
   — C’était super de jouer à deux, merci Aria pour les bougies ! Mmmm, il s’appelle comment, déjà ?
   — Aucune idée !

– Photo prise sur le net. Créditée ou retirée sur simple demande.

1 commentaire

  1. Tanguy a écrit :

    J’ai accroché sur sol et s’y s’allonge Sinon très joli recit

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