Monarch Warehouse samedi 27 janvier 2024

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   Samedi dernier, La Monarch s’installait dans un Warehouse, dans la pure tradition des soirées technos, et nous promettait un donjon tout équipé, avec une playroom aussi vaste que la piste de danse.
  Promesses tenues !!
  – J’avoue, je n’avais jamais vu ça de ma vie de teufeuse fetish !

  La soirée se déroule à Argenteuil. J’en ai pris des RER, des métros pour m’aventurer aux quatre coins de la banlieue, mais cette fois, on franchit un niveau puisqu’il s’agit de prendre un train gare St Lazare. J’ai prévu de voyager avec un ami, et nous retrouvons un autre ami devant le quai. A trois, nous sommes invincibles, mais un peu distraits peut-être. Moment d’incrédulité en descendant à Val d’Argenteuil : on s’attendait à un quart d’heure de marche, mais nos applis Maps nous annoncent 1h de marche ! Et nous proposent heureusement un bus qui part bientôt. Vite, le chercher ! Finalement, il partira plus tard, quand ça lui chante en fait, mais il nous dépose à bon port une vingtaine de minutes plus tard. (J’ai appris ensuite que les organisateurs avaient prévu une navette gratuite à la sortie de la gare ! Dire que je le répète à tout bout de champs aux gens qui me contactent pour en savoir plus sur les soirées : toujours regarder les storys des organisateurs avant de partir — et j’ai négligé de le faire)

  Nous entrons dans une grande salle de danse baignée de lumières rouges et de musique techno. Devant le DJ, les premiers convives dansent déjà, mais la plupart préfèrent se retrouver devant le bar et trinquer à la joie des retrouvailles. Il fait un peu frais en ce début de soirée, je me colle aux amis acoudés au bar, en quête de chaleur humaine. Leurs taquineries, leurs hugs et un premier verre ont tôt fait de me réchauffer (les coups d’œil jetés à l’écran géant aussi peut-être : il diffuse des films X vintage, j’ai beau voir flou sans mes lunettes, le doute n’est pas permis !)
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  Je leur fausse compagnie, curieuse des lieux.
  J’emprunte le premier escalier en sortant, il débouche sur une grande salle en miroir de celle du bas, avec aussi son DJ, son bar, sa piste de danse, à ceci près qu’elle est entièrement équipée de belles installations BDSM en fer forgé crées par Charon de la Forge : des cages, des croix de St André et en T, une superbe toile d’araignée toute en métal, une cage suspendue composée de chaînes… Au centre de la piste de danse, une estrade : des performances sont prévues.
  Je redescends et grimpe l’escalier suivant, celui qui mène à l’espace câlins. Et là, j’ai beau être prévenue, j’ouvre des yeux grands comme des soucoupes ! Un véritable dédale d’escaliers et de petites pièces ! J’explore tout, au trot (il fait très froid pour l’instant), je me perds, repasse plusieurs fois au même endroit… C’est comme un escape game ! lance une amie.
   Deux volées d’escaliers desservent d’autres enfilades de pièces, souvent protégées de rideaux. Je les entrouvre les uns après les autres et découvre à chaque fois de nouvelles surprises : ici une croix de St André, là un banc à fessée, ou une table de massage… tiens un canapé, et plus loin carrément un lit ! Parfois, rien, et les organisateurs, magnanimes, ont posé de la moquette pour épargner nos fesses.
   Un autre escalier (que je retrouverai de façon aléatoire ensuite, au hasard de mes errances – existe-t-il seulement ?) mène à un dernier espace composé lui aussi de petites pièces.
   Les angels sont déjà à leur poste, prêts à veiller sur nous, et je m’attarde un instant auprès d’une amie pour bavarder, avant de me promettre de revenir plus tard, une fois que la chaleur humaine aura fait son office pour réchauffer les lieux. (plan ci-joint – vue d’artiste)

  Pour l’instant, place à la danse ! Cet océan de musique dans lequel nous nous mouvons, un son dense, qui nous entoure, nous pénètre. J’adore ça, me retrouver entourée de musique, possédée, ne faire qu’un avec elle !  
  Je me faufile au milieu de la foule, au plus près du DJ, pour me retrouver bien chaudement entourée et serrée de tout côté par la marée humaine ondulant autour de moi. Cette impression de danser dans des vagues ! Je reconnais un DJ venu de l’étranger pour nous (j’ai plutôt mauvaise mémoire côté DJ, n’étant pas une spécialiste de la musique techno, bien que l’aimant de tout mon corps, mais avec lui, je ne sais pas pourquoi, il s’est passé quelque avec sa musique dès le début, j’ai retenu son nom, et quand il est prévu dans la line-up, je suis au rendez-vous au premier rang !) Et la magie opère, j’ondule moi aussi dans cette marée humaine, communiant avec mon prochain, me fondant dans cette foule bienheureuse, nos cœurs battant à l’unisson avec la musique. Tout le monde se sourit, s’étreint, il y a des retrouvailles, des rencontres de hasard….On est tous super heureux d’être là et de la soirée qui commence !

  Je regarde autour de moi, ravie par le spectacle offert par les danseurs : tout le monde s’est mis au diaposon et respecte le dress code ! Bravo à tous et à toutes pour les tenues (et aux door bitchs qui ont fait un super boulot, et relooké certains — plusieurs tee-shirt se sont retrouvés enroulés d’une certaine façon pour imiter un harnais ^^) . C’était bon de se mouvoir et d’évoluer dans une ambiance 100 % fetish ! J’ai repéré plusieurs oreilles de chaton, des résilles pailletées couvrant des visages, un « roi », avec sa couronne et son manteau bleu à fleurs de lys dorées, et même un médecin urgentiste. Je lui demande de m’ausculter ; on n’est jamais trop prudents ^^ Un peu de medplay pour le plaisir… Verdict : tout baigne (je me demande si mon cœur bat en rythme avec la techno, tant je fusionne avec le son, et l’ambiance de la soirée…) Bizarrement, je  me sens rassurée de savoir qu’il y a « un médecin dans la salle », prêt à intervenir à la moindre alerte ! Même s’il y a un poste de secourisme clairement identifié avec sa croix rouge, au cœur des coins câlins (ne pas se tromper de porte ! — mais d’après ce que j’ai vu, tout le monde est resté très en forme et plein d’énergie jusqu’au bout de la nuit.  

  J’ai bien chaud à présent, je me sens prête à m’aventurer à nouveau dans les étages parcourus au pas de course à mon arrivée !

  Je rejoins le Donjon, il s’est considérablement réchauffé sous l’affluence. J’arrive pile au moment des performances : une belle soumise nue s’est juchée à quatre pattes sur le bar, elle s’offre aux flammes de Maîtres Charon. Il enflamme à plusieurs reprises son dos, crée de hautes flammes qu’il balaie d’un revers de main, avant de recommencer. Fascinante séance de fire play sur cette scène improvisée !
  Les danseurs qui se trémoussent sur l’estrade sont invités à descendre. Ness Harper toute vêtue de latex et ses trois soumis, deux soumises et un soumis, entrent en scène. Ils portent une multitude de ballons noirs. Les soumis se tiennent debout, les bras écartés, ils ne bougent pas tandis que la dominatrice agrafe les ballons directement sur leur peau. Ils se retrouvent bientôt couverts d’excroissances volumineuses sur le corps, les transformant en des créatures fétish. Fantastique vision sous les effets de lumière de la soirée ! La dominatrice s’amuse à faire claquer les ballons les uns après les autres de ses coups de fouet. Les derniers ballons encore intacts seront offerts aux spectateurs.
  Ils remonteront sur scène un peu plus tard, pour une intense séance d’impact. La dominatrice joue de son fouet, manie son paddle, sa badine… Une séance belle, onirique, portée par la techno, les effets de lumière. Je retrouve une amie et nous observons la séance en nous caressant doucement les bras, goûtant le plaisir des contrastes. Je connais les deux soumises et le soumis, je les sais très masochistes, mais c’est toujours terrible et enivrant à la fois de les voir se crisper, se tordre de douleur sous certains coups, pour leur plus grand plaisir je pense. Une soumise ne bronche pas, elle s’offre les bras écartés, magnifique, presque statufiée.
  Les installations BDSM sont investies, des soumises et des soumis sont attachés à la croix de St André ou la toile d’araignée de métal, pour être flagellées par des martinets, des paddles… Dans la cage suspendue, un couple nu s’étreint, se caresse. Autant de séances entrevues, magnifiées par les lumières et la musique techno !

  J’ai envie de revisiter les coins câlins, ils ont dû s’animer et se réchauffer. Stupeur : ils sont devenus l’antre de l’enfer ! Je les ai connus vides et glacés en début de soirée, les voilà envahis d’une foule ardente, et à la bonne température ! Chaque petite salle est occupée, je surprends des scènes érotiques troublantes, fougueuses ou douces. Des garçons se pressent et s’emmêlent dans les darkrooms les plus sombres, des couples se cachent dans les coins des plus petites pièces. Dans la pièce la plus lumineuse, des gens sont assis ou étendus sur un grand lit ; ils discutent, se caressent, dans une ambiance chill. Un havre de paix au coeur de l’ouragan, avec la musique qui nous parvient de façon assourdie. Je suis invitée à rejoindre cette joyeuse communauté vaguement hippie, j’hésite un instant, mais j’ai envie de bouger, circuler ; plus tard peut-être. Pour l’instant je préfère explorer cette carte du tendre particulière, où toute la palette des activités kinky et libertines se déploie, depuis de tendres câlins sur un moelleux fauteuil, jusqu’aux étreintes sauvages contre un mur. Derrière chaque rideau, dans chaque pièce, une histoire érotique prend vie !
   Je déambule, curieuse et voyeuse, gagnée par l’ambiance, et je me perds moi aussi dans ce labyrinthe, où il devient parfois difficile de circuler tant les amateurs sont nombreux. La soirée atteint un point culminant, la foule est si dense que l’on circule à peine dans les couloirs étroits – ce qui donne l’occasion de nombreux rapprochements humains et d’aventures imprévues ! Les  flèches « sortie » me ramènent sur le droit chemin et les plaisirs de la danse (quelle bonne idée ce fléchage, sinon, j’y serai encore, errant parmi les fantômes se prenant ardemment. Je reviendrai !
   L’accès à l’escalier principal est provisoirement fermé, le temps que les lieux gagnent en fluidité. Ces incroyables coins câlins se retrouvent victimes de leur succès !

   La soirée s’écoule à toute vitesse, entre les deux dance floors, les dark rooms, les moments passés avec les amis, les rencontres éphémères…
   Il est déjà plus de 6h, je dois songer à rentrer — aucune envie, en plus, la soirée se prolonge jusqu’à 8h, et l’on me fait des propositions voilées d’after  — mais je vais être raisonnable ! En bas, la salle de danse s’est vidée, il y est fait froid à nouveau, tout le monde s’est regroupé sur le dance floor à l’étage. Je me rhabille à la hâte, et je me poste à la sortie pour commander mon tapis volant. Un quart d’heure d’attente dans le froid qui m’aurait paru long, sans une camarade d’infortune qui guette son chauffeur elle aussi.  

  Mille bravos à la Monarch d’avoir créé tout un univers, réunissant tout ce que l’on aime : le plaisir de danser avec de l’excellente techno, un donjon magnifiquement équipé, ce labyrinthe kinky aménagé (et même décoré !) que je ne suis pas prête d’oublier ! J’ai aimé m’y perdre — dans tous les sens du terme !
   Merci à toute l’équipe pour cette soirée, une équipe au top, comme toujours, avec son accueil et son vestiaire hyper efficace, ses barmen sympathiques et jonglant avec les commandes, les angels, discrets et présents pour veiller sur nous, sans oublier le pompier secouriste, au cas où – non, ne pas aller le déranger, sous prétexte qu’on aime les pompiers ; il travaille, lui !

2024-01-27 20

   Prochaine Monarch : Samedi 24 février
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2 commentaires

  1. Clarissa a écrit :

    Je suis contente que vous ayez aimé aussi ! Quelle soirée de folie, et une ambiance extraordinaire… à samedi 24 février alors !

  2. ValérieTS a écrit :

    Merci pour ce témoignage. Pour ce qui me concerne c’était la première fois où je venais. J’étais accompagnée de deux amis. On a adoré l’ambiance, la bienveillance, et la liberté de jouissance qui y règne. A refaire.

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