Le Kâma Sûtra

    Une écrivaine érotique doit se documenter. Je me suis donc rendue en bonne compagnie à la Pinacothèque de Paris qui organise en ce moment une exposition sur le Kâma Sûtra.
    Toutes mes idées reçues ont été balayées. Le Kâma Sûtra n’est pas seulement un recueil de textes olé olé décrivant les différentes positions (64 en tout quand même). C’est avant tout une sorte de manuel de savoir vivre avec des conseils pour séduire, trouver une épouse, choisir un amant, gérer son foyer, vivre de ses charmes…  
    Bien sûr, l’érotisme tient une grande place dans tous les livres, 7 en tout, qui composent le Kâma Sûtra.
    De magnifiques enluminures mettent en valeur les conseils prodigués au fil des pages et les différentes positions à connaître.
    Des amants toujours sereins, au demi-sourire de Joconde, font l’amour dans des sites paradisiaques (jardins, nature…), des chambres ou des endroits insolites (sur une balançoire…). Ils fument parfois en même temps, tirent à l’arc ou jouent d’un instrument, sans cesser de s’aimer ni de sourire même quand les positions sont franchement acrobatiques.
    La société indienne de l’époque n’a pas nos tabous et de nombreuses peintures mettent en scène une femme avec un singe, un âne, ou même un éléphant. Autant d’animaux susceptibles de devenir des hommes dans leur prochaine vie, et donc pas si éloignés de nous…
    J’ai aimé aussi les sculptures sur bois, comme cet amant caché sous le lit, et dont le sexe traverse le matelas jusqu’à celui de son amante, qui l’air de rien continue de coiffer son époux trompé. Originaux et beaux également les casses noix en forme de couple.
    Le plus amusant c’était d’écouter en douce les commentaires gênés ou drôles des visiteurs de tout âge, parfois très avancé ! Déception par contre devant les extraits de films, ils n’avaient rien d’érotique. Sauf peut-être cet homme qui deshabillait une femme vêtue uniquement de bijoux et de chaînes d’or. Il devait tout démêler au fur et à mesure, à même la peau, pour la dénuder peu à peu….
    Voici quelques unes des oeuvres présentées
   (photos : cartes postales achetées à la boutique)
   
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9 commentaires

  1. BARKAT a écrit :

    This beautiful carvings which reflect about sex since ancient times and found that sex is a lifeline

  2. juju051 a écrit :

    Le Kama Sutra était avant tout éducatif pour les garçons de la noblesse ( filles?) L’occident, avec les blocages dus à l’éducation judéo chrétienne en a fait une œuvre licencieuse. J’ai quelques statuettes chinoises en porcelaine qui représentent des positions. On y voit l’importance de l’oreiller qui ne se place pas sous la tête mais sous le bassin.
    Pas plus de 64 positions? mince, on m’avait toujours dit que la 69 ième n’en était pas une mais qu’elle servait à nettoyer les outils, m’aurait-on menti?

  3. Clarissa a écrit :

    Yes, I found them so beautiful ! I enjoy look at them again and again…

    1. Clarissa a écrit :

      La religion a fait tellement de mal … toute cette culture érotique a disparu avec l’arrivée des anglais et de leurs missionnaires…. Oui, il y a une ambiguité sur le nombre de positions : 64 ou 84 ? Voilà en tout cas une façon peu romantique de décrire la 69ième

  4. Monsieur Mechant a écrit :

    L’important est de savoir si cette rencontre avec le Kama Sutra vous a ouvert de nouveaux horizons, au cours des semaines qui l’ont suivi… grand sourire.

    1. Clarissa a écrit :

      Oui, quelques unes ! Je n’ose imaginer l’impact de la prochaine exposition que je prévois d’aller voir : Sade !

      1. Vagant a écrit :

        En matière d’érotisme, vous risquez d’être déçue: http://extravagances.blogspirit.com/archive/2014/10/14/attaquer-le-soleil-3019189.html

        1. Clarissa a écrit :

          Dans les œuvres présentées, il n’y avait que des femmes qui s’amusaient ainsi…. Je pense moi aussi qu’il s’agit d’œuvres imaginaires, l’artiste s’amuse ! Mais le sujet était moins tabou qu’aujourd’hui !

  5. Vagant a écrit :

    Inversement, voit-on des hommes en plein coït avec des ânesses ou des éléphantes ? Ces représentations sont-elles représentatives de la société indienne, ou l’expression des fantasmes masculins de cette époque ? Je pencherais pour la seconde option parce qu’un éléphant, tout de même…

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