Le goût de la transgression

la faute de l'abbé mouret

    Courir vers le métro en remuant des pensées coquines, voire carrément pornographiques, osons le mot, et trouver sur le sol un dizenier en argent (c’est un mini chapelet, bande de mécréants !)… Est-ce un signe ? Comment l’interpréter ? 😉
    C’est la deuxième fois cette semaine que la religion me fait un clin d’oeil.
    Lundi dernier déjà, lors de la cérémonie de remise des Gérard de la télévision, une vraie/fausse bande annonce bien provoc’ présentait une future émission de télé-réalité : L’amour est dans le presbytère, à l’instar de L’amour est dans le pré. Tout un programme !
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    Je pense que le message est clair : dans ma prochaine histoire, il y aura un prêtre, et une héroïne se fera une joie perverse de saccager la beauté de son engagement, piétiner son sacrifice, pour le dévergonder et l’entraîner avec elle en enfer.
    Le début de mon histoire pourrait être :
   Une femme trouve dans la rue un chapelet en or orné de diamants. Impressionnée par la valeur de l’objet, elle décide de le rendre. Par chance, le nom de la paroisse est gravé sur la croix. Elle se présente à l’accueil, un prêtre grand et ténébreux lui ouvre.  
   – Je vous attendais mon enfant, entrez…
    Il s’efface pour la laisser passer. Elle marque un temps d’hésitation avant de franchir le seuil, attirée par la lumière des bougies, les senteurs d’encens, et la longue silhouette en soutane qui lui tend la main en souriant… (Puis, déchaînement orgiaque)

  Autre début possible, un vrai cliché cette fois : un prêtre doit endurer semaine après semaine les confessions d’une libertine très pieuse. Il ne reste pas de bois en écoutant ses récits débridés, et va concevoir un plan, soit-disant pour le salut de l’âme de sa paroissienne, mais en réalité, pour bien s’éclater lui aussi ! #lespretressontdeshommescommelesautres

padre4gato Photos : film La faute de l’Abbé Mouret, Les Gerard de la télévision 2016, calendrier des prêtres

4 commentaires

  1. juju051 a écrit :

    La mère d’1 de mes copains quand nous etions ados se plaisait à devergonder les prêtres et elle y arrivait. Le dernier s’ appelait Salaud!!!! Elle est devenue sa  » bonne » ce qui a regularisé la situation

  2. Cosimo vF a écrit :

    J’aime bien la seconde version. Il me semble que les deux personnages y possèdent des caractères de nature à « jouer » l’un contre l’autre ce qui est peut être bénéfique à la construction de l’histoire. Sinon il y a aussi le thème de la messe noire magnifiquement traité par Huysmans dans « là -bas ». Le héros Durtal accompagne par curiosité et aussi par désir une femme Hyacinthe Chantelouve (! ) à une messe noire organisée par un vrai prêtre le chanoine Docre. Huysmans introduit subtilement le désir de profanation dans ce couple de rencontre, prisonnier de sa propre destructrice exaltation. Sinon en plus léger il y a une jolie scène de séduction dans le tramway dans Cosi fan tutte de Tinto Brass. La belle héroïne jouée par Claudia Koll aguiche les passagers du tram bondé. Un jeune prêtre métis en col romain va être soumis à la tentation de ce corps qui prend un malin plaisir à occuper le plus sensuellement possible l’espace restreint du transport en commun. Pour la petite histoire dans la vraie vie cette tres belle actrice a abandonné son metier et est revenue à la foi, ce qui a ému, en Italie et qui peut faire aussi un sujet de nouvelle.

  3. Clarissa a écrit :

    C’est amusant ! Quand la réalité dépasse la fiction

    1. Clarissa a écrit :

      Merci Cosimo pour ces références et l’anecdote finale… je vois que le sujet vous intéresse aussi

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