La Nuit Dèmonia « Love has no borders »

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    La Nuit Dèmonia ! Il y a autant de manières de la vivre que de participants ! Certains vont privilégier la danse, d’autres les shows, d’autres encore le bar et ses discussions, ou bien les pratiques bdsm ou les pauses cigarettes sous le ciel étoilé…
    De mon côté, je veux toujours tout vivre à la fois, je passe frénétiquement d’un espace à l’autre en quête d’aventures, je ne reste pas en place, je m’éparpille, et pourtant je ne vis qu’une infime partie des possibilités ! (Il faudrait revivre la soirée cent fois pour explorer tous les possibles !).
    Je vais quand même tenter de vous la raconter, de mon point de vue — Je suis curieuse de lire d’autres récits et témoignages.

    Cette Nuit Dèmonia, nous l’attendions depuis la St Valentin ! Elle avait dû être reportée, et notre impatience bouillonne, attisée par la curiosité de découvrir un nouveau lieu : le palais de Tokyo – enfin, son sous-sol plutôt, qui répond au drôle de nom de « Yoyo ».

    Fidèle à mon habitude, j’arrive sur les lieux super tôt, flanquée de mon ami venu spécialement de Hollande. Je l’ai rencontré à la Wasteland, il a eu envie de découvrir la scène fetish française. Et de me revoir aussi, peut-être… J’ai la pression, il vient de loin ! Je me réjouis de retrouver sur place des amies que je n’ai pas vues depuis longtemps, et de croiser celles et ceux que je vois souvent en soirées, sûrement présents au grand complet.
    Je presse mon ami étranger, je lui laisse à peine le temps de jouer les touristes et d’admirer la tour Eiffel toute proche, joliment mise en lumière par le soleil couchant. Je le tire par le bras, j’ai trop hâte de me positionner dans la file d’attente, déjà fin prête avec ma mini robe en Wetlook sous ma longue robe d’été. (Pour être dans le thème « Love has no borders », je porte sur la tête un voile de mariée noir, et mon ami un noeud papillon de cuir noir. Mais je crois que je ressemble plutôt à une veuve joyeuse ou Corse, et mon voilene tarde pas à glisser de mes cheveux ^^
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    Finalement, point de file d’attente ! Nous sommes les tous premiers, et bavardons avec des photographes souriants, venus tôt pour des repérages, et tout aussi impatients que nous. D’autres personnes nous rejoignent peu à peu, on discute joyeusement dans la queue, entre connaissances et inconnus. L’ambiance est déjà à la fête et aux rires, surtout quand des gens endimanchés nous demandent si c’est la queue pour le restaurant du dessus. Pas vraiment 😉
    Enfin les portes s’ouvrent ; les grilles plutôt, ce qui ajoute une petite touche bdsm. Nous nous engouffrons dans une sorte de tunnel couvert de graffitis, ambiance underground garantie, presque « urbex ». Le temps de se changer dans la salle prévue et de remettre nos sacs au vestiaire (mention spéciale aux deux jeunes filles qui tiennent le vestiaire, très souriantes et efficaces), et nous nous élançons, guidés par la musique !
    Un ami photographe me happe au passage et m’offre un mini shooting ; je suis sur des charbons ardents de poser pour lui, et ravie qu’une belle amie me rejoigne pour prendre la pose avec moi.
    Les participants commencent à arriver en masse, nous libérons le passage. Nous gagnons la piste de danse, une vaste salle en pente douce équipée d’une mezzanine (l’espace VIP), avec une grande scène au fond et une croix de St André sur le côté qui sera très souvent occupée (très bonne idée de l’avoir mise là !). Tout au fond de la salle, en face de la scène : un grand bar à bière, et sur le côté, un bar pour les soft et le champagne. Les jeux de lumière baignent les lieux, une gigantesque bouche rose lumineuse, symbole de la soirée, surplombe la scène et nous envoie des messages subliminaux érotiques 😉
    Avant tout, direction le bar, relativement tranquille pour l’instant.
    — Une coupe de champagne s’il vous plaît, pour fêter le début de la soirée !
    Nous trinquons joyeusement, avant de nous trémousser sur la piste de danse. Nous ne sommes que quelques uns, mais ce set d’ouverture est irrésistible !
    J’ai la bougette en ce début de soirée, je ne tiens pas en place, je parcours les lieux dans tous les sens, enchantée de croiser plein d’amis, dont certains que je n’avais pas vus depuis longtemps !
    Tout au fond de la piste de danse, de chaque côté du bar, on accède à une sorte d’antichambre équipée d’un petit bar à shots,. D’un côté s’ouvre un long couloir, parfois lieu de shootings, menant au coin fumeur extérieur, assez excentré. J’ai bien aimé ce coin fumeur à ciel ouvert. Je n’ai pas eu le temps d’y retourner après cette visite éclair.
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    De l’autre côté, on rejoint le donjon, une grande salle tout en longueur dûment équipée de cages, bancs à fessées, croix de St André… Tout au fond, on accède à une autre salle consacrée aux activités de détente après tant de souffrances 😉. Pat y a installé sa table de massage. Il est venu sans sa complice Alice, mais c’est pour la bonne cause, ils viennent d’avoir un bébé ! (moment tendre et légèrement surréaliste quand il me montre une photo de son bébé, trop craquant !). A côté de lui, Doc Boot’nFeet propose des massage de pieds, de préférence chaussés de bottes. Ensuite, une grande salle nous tend ses nombreux coussins, pour nous permettre de nous poser, et plus si affinités 😉
    (Voir tentative de plan ci-joint, pas du tout à l’échelle, le donjon était bien plus grand que le coin fumeur par exemple ^^)
    Je croise enfin mes amies, je les guettais ! Elles accompagnent l’une d’entre elles au coin fumeur. J’en reviens tout juste, on se promet de se revoir très vite, j’ai le projet de leur demander de poser avec moi afin d’avoir une photo souvenir, (entre autres 😉). Mais on ne s’est plus revues, ou presque ! Sauf dans la queue des toilettes et du bar, avant de se perdre à nouveau au fil des mouvements des danseurs qui ondulent comme des vagues avec la musique.

   Quand j’ai bien tourné, bien visité, je m’attarde plus longuement sur la piste de danse, avant de rejoindre la salle de jeux qui m’attire irrésistiblement comme un aimant. Il s’y passe toutes sortes de choses passionnantes !
    Les plus hardis se lancent déjà ! Lors de mes déambulations, je surprends de belles séances bdsm : une dominatrice entourée de plusieurs soumis menés à la baguette, une soumise se faisant fouetter par deux dominants, des jeunes femmes enfermées dans des cages, où parfois un maître les rejoint…
    Une sorte de pilori-banc permet des jeux plus corsés, j’ai surpris du coin de l’œil un fist procuré avec beaucoup de sensualité, et une scène érotique des plus troublantes : une femme à quatre pattes, offrant sa bouche et ses fesses…Toutes ces séances, qu’elles soient plutôt érotiques ou bdsm, cohabitent et dispensent une énergie de folie qui se propage dans toute la salle ! Des voyeurs s’attardent, se regroupent, ou passent pudiquement… Le spectacle se renouvelle sans cesse, quelques minutes plus tard, tout change, d’autres tableaux peuvent être admirés… J’ai adoré les regarder, et jouer aussi !
    Je franchis enfin la barrière imaginaire séparant les joueurs des voyeurs. Je demande à un ami soumis que je connais bien de s’appuyer contre la croix. Il me prête son martinet qu’il porte fièrement à sa ceinture – voilà un soumis prévoyant, moi je suis venue les mains vides pour danser. Un martinet tout neuf que j’ai l’honneur d’étrenner, j’abats mes coups comme des caresses pour commencer, avant de le fouetter à toute volée de ses douces lanières. Une amie dominatrice joueuse s’arroge un instant mon soumis pour lui faire goûter la morsure du fouet, en douceur, et s’amusera ensuite à le fouetter un peu entre deux coups de martinet. J’ai aimé jouer en duo avec elle !  
     Je reprends conscience du monde qui nous entoure  ; en prenant mon élan, j’ai failli effleurer le bras d’une jeune femme. J’invite mon soumis à me suivre dans la salle chill, je m’installe confortablement, lui tend mes pieds, et profite d’un très agréable massage de pieds jusqu’à ce que l’envie de danser me reprenne.

    La piste de danse est littéralement envahie ! La foule est dense, mouvante, parcourrue de vagues. Elle nous absorbe aussitôt. La soirée atteint un point culminant, il est difficile de circuler, tout le monde est arrivé, personne n’est encore parti. Je prends un bain de foule tout à fait agréable, me réjouissant de tomber par hasard sur des connaissances. Bizarrement, moi qui ai un côté un peu claustrophobe, j’aime ces bains de foule, au milieu d’inconnus et d’amis heureux et souriants. On échange quelques mots, avant de se retrouver entraînés plus loin par des mouvements de foule et ses courants contraires !
    Et puis les plus couche-tôt rendent les armes, et l’on peut de nouveau se promener sans souci.
    Deux jeunes femmes fondent sur nous avec des compliments plein la bouche, et nous font un gros hug ! Mmmm, trop bon ! Elles repartent aussitôt.
    — Tu les connais, ce sont des amies à toi ? me demande mon ami.
    — Non, mais on a discuté un peu avec elles, elles étaient juste derrière nous dans la queue, méconnaissables il est vrai. Tu te souviens ?
    Un ami me présente une créatrice, elle a conçu sa tenue, et me prête un instant un gant qu’elle a réalisé. Il est en tissu noir, équipé de griffes d’argent. Je le teste sur ma peau et sur celle de mon cavalier. Délicieuses griffures de louve-garou !
    Le spectacle est partout, avec les tenues à regarder tout en dansant éperdument, et en admirant les shows qui se succèdent sur la grande scène. J’ai pu voir une danseuse très talentueuse, elle avait un côté Salomé, avec sa danse des 7 voiles. Hélas, j’ai raté Mère dragon alors que je suis fan de ses shows ! Où étais-je donc passée ? Une amie m’a raconté les autres shows : une performance de fetish medical, avec des aiguilles et du faux sang, le bain de lait d’une chatte masquée…

    J’ai envie de tenter ma chance auprès de Pat, pour bénéficier d’un massage dont il a le secret. Je suis chanceuse, il termine tout juste de masser une jeune femme, elle se relève ravie et le remercie avec effusion.
    Je m’étends avec allégresse sur la table de massage. Après une seconde d’hésitation, j’enlève ma robe, j’ai envie de profiter des effets du massage directement sur ma peau nue.
    Pat commence par me masser de ses mains, là où ça fait le plus de bien, le dos, les épaules, le cou, mmmm… et puis il enchaîne avec divers accessoires. Je tente de les reconnaître au fil des sensations : le piquant du fouet, appliqué en douceur à sa façon, la pluie de cuir des longs martinets (j’ai adoré !), les vibrations intenses d’un vibromasseur de compet’ se promenant partout, de mes épaules à mes fesses. Je me relève tout étourdie, un peu groggy, légère, et bientôt pleine d’énergie à nouveau !
    Je jette un coup d’oeil envieux à son voisin grand fétichiste des pieds, mais je ne porte pas de bottes, seulement des bottines gothiques.

    Nous allons nous assoir tout au fond de la salle chill. La soirée bascule peu à peu, de petits attroupements se forment, la tension érotique devient palpable. Quelques scènes sexuelles furtives se déroulent discrètement, malgré le staff qui accède parfois à une pièce en coulisses derrière.
    — Pourquoi n’est il pas prévu de sex corner, s’interroge mon ami hollandais en toute candeur, les gens ont l’air d’avoir envie de plus !
    Je me souviens avec émotion des « dark rooms » et des salles « sex tantra » de la soirée Wasteland, et de leurs ébats torrides de toutes nature ! Oui, ce serait une idée à souffler aux organisateurs : une ou deux salles de plus pour ceux et celles qui veulent aller plus loin (et quelques heures de soirée en plus aussi pour en profiter ! Le temps de cheminer jusque-là…).
    Il me semble que les lieux sont un peu plus clairsemés. Nous regagnons la piste de danse, toujours le théâtre d’une intense activité. Nous dansons tout en assistant à une très belle séance bdsm : une mince jeune fille se cambre, et ondule sous les coups de son Maître. Elle est trop mignonne avec sa tétine à la bouche !
    Je consulte l’heure pour la première fois, oh là là, il ne reste que 20 mn avant la fin ! Et des centaines de personnes font encore la fête comme à la première heure !
    Je me force à me diriger vers le vestiaire pour éviter l’éventuelle cohue finale. A regret, car j’ai comme un doute ; la musique est toujours là, la foule aussi, la fête bat son plein, pourquoi la quitter… Je me suis trompée sur l’heure, peut-être ?
    J’avise un vigile.
    — La soirée se termine bien dans 5 minutes ? car il y a plein de monde encore…
    Il se met à rire.
    — Oui, mais les gens vont profiter jusqu’à la dernière minute, tant qu’il y a de la musique, ils restent ! Parfois certains ne veulent pas partir, il faut presque les obliger…  
    — Mais ils vont faire la queue au vestiaire s’ils partent tous en même temps !
    — Oh, c’est le cadet de leur souci pour le moment…  
    J’envie leur insouciance, mais je trouve plus sage de m’éclipser, même si je rate quelques précieuses minutes de la soirée !
    Nous sortons de nos tunnels obscurs et clignons des yeux à la lumière du jour, avant de gagner à regret la bouche du métro. Petite pensée nostalgique pour la bouche rose de la soirée qui nous envoyait mille rais de lumière !
    Un grand merci à toute l’équipe Dèmonia pour cette soirée au top ! Organisation nickel, tout s’est passé de façon fluide, un staff souriant au bar, au vestiaire… nous nous sommes consacrés au plaisir de faire la fête, danser, et nous amuser !
    – Vivement les photos, et surtout la prochaine soirée…

    Pour en savoir plus sur La Nuit Dèmonia :
    Le site de La Nuit Dèmonia
    La page Facebook
    Le compte Instagram

    Quelques photos souvenirs, et les artistes qui se sont succédé sur scène :
  
    – Photos de Mac Harley et de Rick Art
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