La Folle nuit du Divin marquis

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    La folle nuit du divin marquis inaugure la rentrée !
    La soirée est comble, tout le monde mourrait d’envie de faire la fête, de sortir, de se retrouver, après ces longs mois en demi-teinte ! Je suis arrivée tôt, fidèle à mon habitude, et bien m’en a pris car je crois qu’ensuite il y avait un peu d’attente, en raison du succès et des mesures de protection aussi ; plus tard, la soirée affichait complet.
   Je suis ravie de retrouver tant d’amis, certains venant de loin, ainsi que des habitués d’autres soirées que je suis surprise et heureuse de revoir ! Ces derniers temps, je regarde souvent les photos d’amies modèles, des vidéos, et les revoir soudain « en vrai » me fait très plaisir ! Seul souci : entre ma myopie, les masques, la longue coupure des vacances, j’ai dû oublier de saluer certains — puissent-ils me pardonner… Sans oublier les nouveaux, qu’il est toujours agréable de questionner et titiller, quand on s’assoit avec son verre sur les banquettes…
   Le temps de saluer tout le monde, de bavarder avec les uns et les autres plus ou moins longtemps, de jouer un peu, d’admirer les tenues, et même de discuter littérature, et c’est déjà la fin de la soirée ! J’exagère, mais le temps a filé comme l’éclair. Je sais que je dis ça souvent, mais ce fut particulièrement le cas samedi soir. J’avais mille envies, mille projets, et j’ai pu en réaliser si peu 😉. Je sous-estime toujours le temps des échanges, de l’approche… Et je passe du temps aussi à simplement regarder autour de moi, heureuse d’être là, plongée dans l’ambiance. J’admire en particulier les belles tenues, enchantée que chacun soit libre de s’afficher selon ses désirs, ses fétichismes, ses ressentis. Certaines dominas sont tellement belles et débordantes de charisme qu’elles me subjuguent en un regard. A la fin de la soirée, j’étais sur le point de partir quand une domina vient me saluer, et me voilà clouée sur place, fascinée, attendant… je ne sais quoi !
   Plusieurs maîtres shibaristes sont présents, et d’entrée de jeu je suis très tentée par une séance de cordes. J’ai déjà rendez-vous avec l’un deux, il m’entraîne dans une alcôve reculée du château. Il commence par me caresser de ses cordes, pour me familiariser avec leur contact ; je les retrouve avec plaisir, elles sont à la fois douces et rêches, légèrement piquantes. Je me détends, je le laisse m’entourer de cordes comme il l’entend, faire ce qu’il veut de moi, tisser, nouer à sa guise. J’ai entièrement confiance en lui, et c’est délicieux de s’abandonner, sans s’inquièter, juste concentrée sur mes ressentis, et prête à voyager ! – moi qui suis si claustrophobe et soucieuse de ma liberté dans la vraie vie… J’aime cette sensation, être serrée par mille liens qui me caressent et me consolent de tous les plaisirs dont nous avons été privés ! A côté de nous, retentissent des gémissements de plaisir, des claquements, mais bientôt j’oublie tout, dans ma bulle, entre des mains expertes qui me manipulent en douceur pour passer une corde ici, là, autour de ma poitrine, de mon ventre… Je ne peux rien faire, je me sens tomber, de plus en plus contrainte par les cordes. Il doit me soulever, accompagner le mouvement quand je me rallonge, je n’ai plus d’équilibre : l’un de mes bras est attaché derrière mon dos, inutile, mon corps a perdu ses repères… Je sens que je m’affaiblis un peu, mes pensées s’embrouillent, je m’envole et je chute en même temps, je ne sais plus… Mon ami shibariste vérifie mon bien-être à tout moment, il me demande si ça va, si j’ai envie de continuer, d’être enfermée de plus en plus, «encore une corde ?». Oui, encore !
   Après les cordes, j’aime l’aftercare, ses bras qui remplacent les cordes pour un câlin réconfortant. Paradoxe amusant, c’est lui qui a des fourmis dans les jambes, il est resté assis sur ses genoux trop longtemps, s’engourdissant peu à peu sans y faire attention ! On retrouve ensuite l’animation du bar, le bruit des bavardages, les amis ; je suis surprise par le joyeux brouhaha et la vie qui reprend à cent à l’heure. Au passage, je surprends un lapsus qui me fait sourire : « J’ai envie de tester le charivari… heu, le shibari !! ». Mon shibariste remonte jouer dans les étages, je ne le reverrai plus ! Et moi je suis enlevée pour vivre d’autres aventures….

   Un ami, fidèle des Goûters du divin marquis, me présente le scissoring, une pratique que je ne connaissais pas. Il s’agit d’étrangler légèrement un soumis agenouillé devant soi avec ses cuisses, ses chevilles, ses pieds, de forcer un peu, pour contraindre sa respiration. Pour gagner en force, la domina peut croiser ses pieds sur le dos du soumis, se soulever avec ses mains. Risque de courbatures aux cuisses le lendemain si l’on serre trop ! D’autres positions sont possibles, mais celle-ci permet de regarder le visage de son soumis et d’arrêter le jeu au besoin. Attention, le soumis risque l’évanouissement, il faut convenir d’un safeword pour interrompre le jeu, par exemple une petite tape sur la cuisse de la domina, car il ne peut pas parler. Notre ami s’offre en patûre pour que l’on s’entraîne sur lui, avec l’une de ses amies, et subit sans broncher la pression de nos chevilles, de nos jambes, avec un bonheur mélé de souffrance, une sorte d’extase qui crispe son visage. C’est fascinant, je m’amuse à doser la force de l’étreinte de mes jambes, assez peu musclées hélas ; il faut que je m’entraîne !
   C’est déjà la fin de la soirée, il me manque quelque chose que j’aime beaucoup, le temps a passé trop vite : un massage des pieds… Je regarde autour de moi, et fais signe à des amis soumis. Je prends le temps de profiter d’un très agréable massage des pieds, des mains, prodigués par ces soumis prévenants qui se reconnaîtront, juste avant que Ness Harper, l’organisatrice ne rallume les lumière, signant la fin des festivités. Moi qui pensait partir tôt, je suis la dernière à franchir le seuil… Ness me glisse entre les mains la création réalisée pendant le confinement par Sébastien Duquesnoy, je suis très touchée par leur cadeau ! 
   Une excellente soirée qui nous replonge dans le bain ! Seul petit regret, nous n’avons pas dansé, mais finalement, cela permet de se consacrer pleinement aux jeux bdsm ^^

   – Pour tout savoir sur les événements organisés par Les Goûters du divin marquis cliquez ici.
   Photos au moment du départ, et les selfies vite fait avant de lever le camp, masquée et démasquée !
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2 commentaires

  1. Albin fleur a écrit :

    Merci de nous faire découvrir ces soirées. Le désir est là

  2. Clarissa a écrit :

    Avec plaisir

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