La chasteté masculine

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    Toutes les paraphilies m’intéressent, et l’une en particulier : la chasteté masculine. Qu’elle soit voulue, réclamée, pour endurer les plaisirs de la frustration, ou consentie pour le plaisir d’une dominatrice et ses beaux yeux ; qu’elle soit temporaire, le temps d’une séance, d’une soirée de jeux, ou endurée à long terme, des jours durant, des semaines, des mois… à vie pour certains !
    La chasteté peut-être vécue par la seule force de la volonté, mais le plus souvent, un bel objet symbolise le sacrifice, le don, et aide à contenir les « élans » de désir et l’envie de se caresser : la cage ! Il en existe de toutes sortes, en plastique, en métal, ajouré ou comme une mini armure complète. Les plus belles sont les cages d’acier, brillantes, elles habillent de leurs barreaux d’argent les membres des encagés.
    La cage n’a pas de sens sans son indispensable complément : la clef ! En pendentif au bout d’une chaîne, elle s’affiche autour du cou de la KH (key holder : gardienne des clefs), bien en évidence, ou est portée en secret, autour de sa taille, de son poignet… – dans tous les cas, la dominatrice se retrouve enchaînée elle aussi !
   Quand le soumis encagé retrouve sa Maîtresse, la clef et la cage se retrouvent elles aussi. La clef s’enfonce dans le cadenas, la cage s’ouvre, et libère le soumis, qui sera l’objet de nouveaux tourments.
   Et puis, à la fin de la séance, il faudra bien retourner en cage. Mais ce qui paraît une contrainte aux yeux de beaucoup, est devenu un soulagement, et même un plaisir pour le soumis. Il y a le plaisir de faire plaisir à sa Maîtresse, bien sûr, mais aussi celui de se retrouver dans un abri familier, au chaud, comprimé, bien serré… Une contrainte devenue essentielle en l’abscence de la Domina, sans ses mains qui empoignent, frappent, tordent… La cage symbolise son emprise, même à distance ; le soumis souffre pour elle, il ressent son appartenance, fier du don qu’il lui fait. Ils en sont heureux tous les deux, l’un en sentant les barreaux s’imprimer dans sa chair dès qu’il pense elle, elle en caressant rêveusement sa clef dès qu’il lui manque.
    C’était une longue introduction, pour une toute petite histoire, à la façon d’un roman photo 😉

***
    Cadeau de Noël
Retrouvailles     Après le temps des festivités de Noël consacrées à la famille, vient le temps des plaisirs entre amis ! Et, avant tout, des retrouvailles entre la dominatrice et son soumis.
    Il arrive, enthousiaste, tout sourires, il enlace fébrilement sa Maîtresse qui tente de cacher sa joie et de retenir ses élans. Il lui tend un cadeau, elle se retrouve partagée entre l’envie de l’ouvrir et l’envie de déballer autre chose : lui ! Retirer son cuir, sa veste, déboutonner sa chemise, bouton après bouton, faire glisser son jeans, son boxer, dévoiler son sexe encagé, dans une nouvelle cage, il lui tarde de la découvrir !
    Elle ne réfléchit plus, pressée de toucher sa peau, de le voir nu. Elle fond sur sa proie, lui arrache tous ses vêtements, sans l’épargner de coups de griffes et de coups de dents. Il se laisse faire docilement, un léger sourire aux lèvres, il l’aide de son mieux, prêt à obéir à toutes ses exigences.
    — Allonge-toi sur le lit !
    Elle prend enfin le temps de le contempler, de promener ses doigts sur sa peau douce, d’admirer son sexe à l’abri de sa prison d’argent. De plus en plus à l’étroit à mesure qu’elle l’examine. Elle voudrait prolonger ces moments, arrêter le temps avant de s’emballer ; il lui a tant manqué.
    Elle n’attend pas plus longtemps avant d’ouvrir son plus beau cadeau de Noël ! Elle fouille dans son décolleté à la recherche de sa clef et l’insère dans le cadenas fermant la cage de chasteté ; elle adore cette mini pénétration de métal, prélude à d’autres plaisirs ! Clic, le sexe de son soumis s’extrait des barreaux qui le contraignent ; il s’étire, se dresse de toute sa hauteur, prêt à accomplir son destin : pénétrer sa Maîtresse bien-aimée et lui donner du plaisir.
   Retour en cage Mais elle a d’autres projets ! Elle s’attarde, le fait languir, s’amuse à l’exciter ; elle adore le voir tout bouillonant, sur le point de déborder. Elle l’exaspére jusqu’à ce qu’il coule de désir, pour le plaisir de le goûter, le déguster, avant de s’empaler sur lui, le prendre à sa guise et crier de jouissance !
    Clic, elle le remet en cage, comblée, amusée de son empressement à la servir, la couvrir d’attentions. La dame et son chaste chevalier servant, son jeu préféré… à ceci près qu’il met une épée d’un autre genre à sa disposition !
    Il sourit, heureux de voir sa dominatrice satisfaite ; le plaisir de sa maîtresse, c’est le sien ! Il ne proteste pas de se retrouver si vite emprisonné, malgré la douleur – il la désire fort ! Il aime sa cage puisqu’elle l’aime ainsi, il aime lui montrer son appartenance, tout en espérant en secret sa prochaine délivrance, et l’assouvissement de son désir peut-être, si elle le veut.

     En me relisant, je trouve une incohérence de taille dans mon histoire… tant pis, je ne change rien… c’est toute la différence entre un blog où l’on se sent libre comme l’air, libre d’écrire des bêtises, de suivre ses envies, et j’ai d’autres textes sur le feu ; et l’édition, où l’on s’use les yeux sur des relectures sans fin, pour tenter d’éviter ça !

    Photo : site Spreadshirt (détail)

4 commentaires

  1. ALAIN a écrit :

    je cherche une cage

  2. BlueDog a écrit :

    J’adore porter une cage de chasteté, être exhibé et devenir le jouet d’une Dominante.

  3. Clarissa a écrit :

    Vous en trouverez à Paris dans les boutiques Dèmonia ou Métamorph’Ose (voir liens à droite), ou sinon sur des sites de vente en ligne.

    1. Clarissa a écrit :

      et je suis sûre qu’elle adore ça de son côté

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