Enfer et damnation – Chap.7 Péché d’adultère

Chap
   Les photos de la dernière Sinners Fetish Party sont publiées peu à peu !
   – Un grand merci au photographes qui nous permettent d’illustrer notre feuilleton !
   Après une punition sexuelle bien méritée, Valentin s’apprête à dévoiler un nouveau péché :

   Chapitre 7 – Péché d’adultère (Crimson)

   Pour la première fois depuis sa mort, Valentin se réveilla le sourire aux lèvres. Les quelques douleurs ressenties la veille s’étaient estompées, y compris dans son fondement, laissant place aux souvenirs de plaisirs troublants.
  Il était encore en train de rêvasser quand il entendit la porte de sa cage s’ouvrir. C’était elle ! Sa belle démone… L’esprit embrumé, il se hâta de se lever, baissa la tête et les yeux, et croisa les mains derrière son dos.
  — Bonjour Luciférine.
  Elle ne lui répondit pas, comme à son habitude, se contentant de lui enfiler un collier et une laisse, et de lui ordonner de la suivre.
  En chemin, il prit le temps de réfléchir à son histoire pour la nouvelle confession qui serait sûrement exigée. La précédente avait l’air d’avoir bien plu à la démone, il semblait même avoir été récompensé pour ça. Il faudrait trouver une autre aventure du même genre, agrémentée d’un nouveau péché. Il y avait bien cette aventure en particulier, qui… Non, pas celle-là, il avait peur rien que d’y penser. À la place, il ferait un autre aveu, dont il n’était pas très fier, mais qui devrait étancher la soif de sa tourmenteuse.
  Valentin prit place sur le prie-Dieu, et comme à son habitude, entama son récit.

  — Aujourd’hui, Madame, j’ai un péché d’adultère à confesser.
  J’avais environ trente ans, j’étais en couple depuis quelques mois avec ma compagne de l’époque, elle m’hébergeait car j’étais entre deux boulots. Le sexe entre nous était très – trop – banal, et je repris mes mauvaises habitudes.
   Sur un site de rencontres, je fis la connaissance d’Annika, jeune étudiante suédoise de dix-neuf ans, passant son année d’Erasmus en France, et souhaitant vérifier la réputation sexuelle des Français. Elle ne répondait pas trop aux stéréotypes sur les Suédoises (petite, brune, rondelette). Mais qu’à cela ne tienne, quand il y va de la réputation de mon pays, je ne recule devant rien pour planter mon drapeau !
  Nous convînmes d’un rendez-vous chez moi un mercredi après-midi. Ma compagne travaillait, Annika n’avait pas cours, et moi je n’avais rien de prévu.
  Elle sonna à la porte à l’heure prévue, je lui ouvris, et ne perdant pas de temps, sans un mot, la plaquai contre la porte et l’embrassai profondément. Ayant une réputation d’excellent amant à tenir, je m’efforçai de me comporter en parangon de virilité.
  Je l’entraînai dans la chambre et la poussai dans le lit conjugal. Nous nous retrouvâmes vite nus tous les deux, et j’entrepris de la lécher en guise d’introduction. Ma langue fouillait parmi les poils de son intimité (une chose rare à l’époque), et au vu de l’humidité de son sexe et de l’ondulation de ses hanches, je faisais honneur à mon pays.
   Puis, je me relevai et approchai mon sexe de son visage – le langage universel pour réclamer une fellation. Elle ouvrit la bouche, et commença à me sucer timidement. J’appuyai sur sa tête pour l’encourager à aller plus loin, ce qui sembla lui causer un haut-le-cœur. Pipe décevante, mais peu importe, je me montrais gentleman et ne lui en tint pas rigueur.
  Je posai alors mes mains sur ses hanches, et la fit se mettre à quatre pattes sur le lit. J’enfilai un préservatif, et pénétrai cette croupe offerte. Un coup, deux coups, trois coups…
  Soudain, un bruit dans l’entrée… Une clé qui ouvre la porte… En un éclair, je sortis de ma partenaire, et lui criai silencieusement « My girlfriend ! Quick, hide ! » avant de la pousser hors du lit, lui indiquant de se cacher dessous.
  — Ça va, ma chérie ? Tu arrives tôt, demandai-je à ma compagne dans l’entrebâillement de la porte.
  — Oui, je voulais te faire une surprise pour fêter nos trois mois ensemble ! me répondit-elle avec un grand sourire. Je te propose une après-midi coquine, puis on ira au restau, ça te va ?
  J’avais eu le temps de cacher les affaires d’Annika sous le lit, d’attraper une serviette et de la nouer à ma taille pour cacher mon érection.
  — Super, j’allais justement prendre une douche, ça te dit qu’on y aille ensemble ?
  Une fois dans la cabine de douche, je prétextai le besoin d’aller aux toilettes pour revenir dans la chambre, tirer Annika de dessous le lit, prendre ses affaires en boule et jeter le tout dans le couloir malgré ses protestations, puis je retrouvai ma compagne dans la salle de bain.
  Après un long câlin dans la douche, elle sortit la première, et se dirigea vers la chambre pour se sécher les cheveux, pendant que je finissais de me rincer. C’est alors que je l’entendis m’appeler :
  — Valentin ? Tu peux venir deux secondes ?
  Elle tenait à la main les escarpins rouges d’Annika. Non seulement je l’avais mise dehors les fesses à l’air, mais en plus elle rentrait chez elle pieds nus.
  J’ai tenté quelques vaines explications qui se sont révélées peu convaincantes. Je fus expulsé de l’appartement et découvrit quatorze messages d’Annika sur mon téléphone, me suppliant de lui rendre ses chaussures. J’en profitai pour l’appeler et lui demandai si elle ne pouvait pas m’héberger quelques jours, le temps que je trouve un autre logement. Sa réponse était en Suédois, je ne me souviens plus de la formulation exacte, en gros, que je me fasse mordre les testicules par un renne.

  Valentin leva les yeux vers Luciférine, s’attendant à un sourire moqueur. Il n’en était rien. À la place, il put voir un rictus de colère. Luciférine enrageait, s’il croyait s’en tirer à bon compte avec cette histoire d’adultère ! Cela faisait belle lurette que ce n’était plus un péché…
  — Tu comptes encore me faire perdre mon temps longtemps ? Tu penses peut-être que je n’ai que ça à faire, écouter tes petites histoires de cul insignifiantes ? hurla-t-elle, les yeux injectés de sang. Tu es en enfer pour quelque chose de très grave, pas pour une petite coucherie comme tu veux me le faire croire. Tu n’auras pas la paix tant que tu n’auras pas avoué, et moi je suis coincée avec toi tant que ça ne sera pas fait. Alors si les punitions douces ne suffisent plus, il va me falloir passer à la vitesse supérieure.
  Luciférine se sentait exaspérée, pour plein de raisons. Elle ne supportait plus Luxious qui la taquinait sans cesse, elle en avait assez de son dos dépourvu d’ailes, assez de Valentin qui la menait en bateau en ne lui avouant que des bricoles sans importance. Comme il ne voulait pas avouer sa faute, LA faute, il allait bien falloir employer les grands moyens et tant pis si Luxious désapprouvait, elle devait faire céder ce pêcheur récalcitrant !

***
   Photo de Loïc Siebe : Luciférine en train de faire pression sur Valentin pour lui arracher des aveux

2 commentaires

  1. Clarissa a écrit :

    Merci Djo, fidèle lecteur entre tous, de me lire et de m’écrire, ça me fait plaisir en retour

  2. Djo Lechevalier. a écrit :

    Merci pour ces histoires, j’adore. C’est toujours un plaisir de Vous lire, une très belle photo

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