Chacun son tour

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    Le soumis cagoulé rencontré aux Goûters du divin marquis qui m’a inspiré l’histoire Partners in crimes m’a envoyé un récit en miroir, raconté de son point de vue… et je crois que nos fantasmes s’accordent plutôt bien ! 😉

***

    Me présenter quasiment nu dans ce club dédié au BDSM sur l’invitation de la talentueuse Ness Harper me permet de jouer avec mes limites, en affichant une impudeur forcée et une disponibilité dont parfois certaines Domina profitent.
   Ce vendredi était calme jusqu’à son arrivée. Elle ne m’a pas reconnu avec ma cagoule, seul vêtement que je m’autorise, à part mon mini string en cuir. Pendant quelques minutes, je suis resté à distance pour m’enivrer de son image avec délectation, et fondre devant son sourire alors qu’elle saluait tous ses amis.

   Elle prend place sur une banquette et je m’approche à pas feutrés, très intimidé par sa personnalité rayonnante.
   — Bonjour Madame…
   Elle me répond poliment et me demande de retirer ma cagoule.
   Elle ne me reconnait pas ! Nous nous sommes pourtant déjà croisés et même… quelle déception ! Ou alors, elle fait mine de ne pas me reconnaître pour mieux m’inférioriser ? Je me raccroche à cette idée alors qu’elle m’ordonne de remettre ma cagoule et qu’elle pose sa cravache sur mon dos pour me signifier sans un mot que ma place est à ses pieds.
    Elle sur la banquette, moi presque nu à ses pieds avec l’adrénaline qui monte ; ce goûter prend une excellente tournure ! Mais elle ne veut pas en rester là et me tend son pied droit. Je comprends qu’elle veut être massée et je m’exécute avec application. Cependant mon application ne lui suffit pas, si j’en crois les coups de paddle qui commencent à tomber sur mon dos et les gifles que je reçois. Mes yeux se noient dans ses yeux qui brillent et je devine qu’elle m’a reconnu ! (Jubilation !)
   Peut-être qu’elle me trouve trop impertinent et qu’elle a envie de me le faire savoir de façon plus sévère, car elle me demande de la suivre. Je sais qu’elle a plus de facilité à laisser libre cours à son sadisme dans une alcôve plus intimiste, et je me dis en la suivant dans l’escalier que je vais passer « un sale quart d’heure » !

    Le quart d’heure tient toutes ses promesses : coups de martinets, de paddle et aussi de bonnes fessées s’abattent sur mon corps nu, allongé devant elle et disponible ! Je sens qu’elle jubile, elle aime ce qu’elle me fait subir, elle aime me sentir à sa merci et se défoule en pinçant et griffant ma peau. Je ne peux réprimer quelques gémissements, mais est-ce à cause de la douleur ou en raison du plaisir que je prends ? Les deux je pense, et je dois préciser que mon plaisir est décuplé par le sentiment que j’ai de lui en donner. Quand l’intensité des coups augmente, plutôt que « aïe ! », je m’entends lui murmurer « oui encore ! ».   
    Nos plaisirs s’autoalimentent et vont crescendo, jusqu’à ce qu’elle s’arrête et me demande de la masser.
   Elle a un goût très sûr pour le choix de ses tenues, toujours dans le thème BDSM, avec souvent une petite touche sexy très bien dosée. Je dénude son torse, et même si je ne vois que son dos, je devine ses superbes seins qui se posent sur le matelas… mais je ne me laisse pas tenter, j’ai une mission !
    Je fais de mon mieux pour la masser, en essayant de bien sentir son corps, ses besoins, ses attentes… Je prends beaucoup de plaisir au contact de sa peau douce et j’identifie quelques nœuds sur lesquels je viens et je reviens pour qu’ils fondent sous mes doigts. Je suis très concentré et ravi de voir qu’elle apprécie ce que je fais, quand tout d’un coup, elle se redresse et me demande :
     — Est-ce que tu réussirais à me porter ?
     Bizarre ? Je sais déjà que je peux la porter, elle a des formes oui ! Sublimes ! Mais sa silhouette est fine. Sans répondre, je tends les bras et la soulève, montrant par le geste que je peux le faire.

    Je lui confirme qu’elle n’est pas plus lourde qu’une plume, je mime un pas de valse sans qu’elle touche le sol. Et il se passe quelque chose. Elle est contre moi… s’accroche… nos regards se croisent. En un éclair nous comprenons que cette petite scène a inversé les rôles ! Elle n’est plus la Domina qui dispose de moi, je ne suis plus le soumis qui lui permet de se défouler… Elle est à ma merci dans mes bras et nous comprenons tous les deux que nous avons envie d’explorer l’autre côté de nos personnalités.
    Je l’allonge là où quelques minutes plus tôt j’étais sa chose. J’enlève ma cagoule et je la lui mets sans ménagement — c’est un peu comme si je lui mettais un collier. Ses fesses sont tentantes et je commence à lui donner des fessées, à la griffer…
    Son dos offert est un appel à mes morsures qui attaquent par surprise sa peau fragile et humm, si douce !
    Ma charge émotionnelle et ma concentration avaient écarté jusque-là toute pensée sexuelle, mais quand j’attrape les martinets pour lui en faire sentir les lanières, mes coups sont plus des caresses que de réels sévices.
    Quand je mors sa nuque ou ses épaules, je cherche plus à l’exciter qu’à vraiment lui faire mal… Quand mes mains saisissent ses seins…
    Cela fait plus d’une heure que tout mon corps est excité par nos échanges psycho-sensuels, et après ces préliminaires à l’infini je lui murmure :
    — Madame, fi de la cagoule ! Viens !

    Photo : Ness Harper, organisatrice des Goûters du divin marquis

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