Hier matin, je renverse mon café sur mon clavier, splatch, damned, quelle maladroite !
Je l’éponge soigneusement, et je le mets à l’envers dans un coin dans l’espoir qu’il sèche.
Quelques heures plus tard, le temps du bilan : flûte, j’ai perdu les lettres H, N, Y… (voilà qui me rappelle Misery !)
Puis-je me passer de ces trois lettres de rien du tout, dont le Y, qui compte à peine ? Après quelques tests, le verdict est sans appel : non
Je commande en ligne un nouveau clavier – après une première annulation et quelques sueurs froides – j’avais commandé un clavier Qwerty par erreur.
Il vient d’arriver, en un temps record !
Mais… mon ordinateur ne le trouve pas, impossible de les « coupler », c’est quoi ce b0rdel !
— Il manque un bitoniau, fait l’homme
Je suis déjà en train de rédiger un furieux message de réclamation : « un bidule manque à l’appel ! »
(mon clavier éclaboussé n’avait besoin de rien, lui)
L’homme revient avec l’emballage du clavier, déjà jeté à la poubelle de recyclage, le secoue comme une pochette surprise, et boum, une souris sans fil tombe ! (je n’en avais pas besoin, mais merci !) Et en fouillant mieux, collé sur la languette en carton de la fermeture de la boîte, il déniche le fameux petit truc indispensable pour signaler sa présence ! Je l’enfonce dans l’arrière-train de mon ordi, espérant le coup de foudre !
Mon ordi et mon nouveau clavier se reconnaissent, yes, les voilà enfin couplés pour le meilleur et pour le pire, la nuit de noce peut commencer !
Depuis, je tente de m’habituer à ce nouveau clavier, avec ses grosses touches toutes molles dans lesquelles mes doigts s’enfoncent (pourquoi j’ai toujours l’impression d’écrire des trucs cochons !), son épaisseur qui me casse les poignets…
Je suis à deux doigts de reprendre mon ancien clavier tout plat avec ses touches si fines sur lesquelles mes doigts volètent, et de me passer définitivement du H et du N ; vous compléterez.
