On me demande régulièrement si mes écrits sont autobiographiques, si j’ai vraiment vécu ce que je raconte dans mes histoires : hélas non !
Je sais que mes consœurs ont souvent la question elles aussi, et nous répondons toutes la même chose : « est-ce que vous poseriez cette question à des auteurs et autrices de thrillers ? »
En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai… Dans « Immersion » par exemple, je décris une nuit Dèmonia, telle que je l’ai vécue. C’était La nuit Dèmonia « Contes de fées » en 2018 – ça commence à dater ! – et d’ailleurs j’ai vécu un conte de fée fet!sh cette nuit-là, que j’ai à peine embelli pour les besoins de mon histoire. Mais je crois que c’est le seul exemple…
La seule part réellement autobiographique, ce sont mes fantasmes, ce sont bien les miens ! La plupart ne sont pas destinés à être réalisés ^^ , mais certains, j’aimerais bien !
Comme celui-ci, par exemple, qui figure dans « Chemins de soumission » :
» — Et d’abord, trinquons !
Nicolas emplit leurs coupes de champagne pétillant, avant d’en verser sur le ventre de Nadia. De petites rigoles de champagne se formèrent et se frayèrent un chemin entre les makis. Nadia gloussa, chatouillées par les bulles glacées. Le champagne dévala le long de son ventre, pour se perdre entre ses jambes. Son nombril s’emplit à ras bord et Nadia se contraignit à l’immobilité la plus totale, osant à peine respirer pour éviter qu’il ne déborde. Nicolas lécha ces rivières de champagne et but dans ce calice adoré. Jamais champagne ne s’était révélé aussi enivrant !
Il maniait ses baguettes en virtuose, portant avec aisance les sushis à sa bouche. Émilie rencontrait plus de difficultés, elle n’hésitait pas à utiliser sa fourchette, piquant et griffant exprès la peau de son amie, pour se venger de sa maladresse et assouvir son sadisme. Elle ne dépassait les bornes cependant, Nicolas y veillait, attentif aux réactions de Nadia. Ils se régalaient sur cette table improvisée, distraits par ses gémissements, ses petits cris. Poutou jouait à la perfection son rôle de chien. Il attrapait de bons morceaux avec sa bouche, léchant abondamment la peau de Nadia au passage. Nicolas le laissait faire, amusé, et faisait danser ses baguettes sur tout son corps, insistant sur ses flancs, son cou, l’intérieur de ses cuisses…
Nadia ne pouvait s’empêcher de rire, tout son corps tressautait et mettait en péril l’empilement de sushis et de makis.
— Tiens-toi tranquille enfin, la reprit Nicolas.
— Veuillez m’excusez maître, les baguettes me chatouillent !
Nicolas le savait, bien sûr, cela faisait partie de l’épreuve. Depuis un moment, il promenait ses baguettes sur la peau frémissante de Nadia, sans chercher à saisir le moindre maki. Taquin, il s’attarda autour de son s3xe. Les gémissements de Nadia émurent toute la tablée. «
📍 « Chemins de soumission » est paru chez Tabou éditions, il est disponible à La Musardine, sur commande en ligne, ou directement auprès de moi
