En ce moment, j’écris pour m’amuser des textes à la première personne – alors que je n’aime que la troisième personne, sa multiplicité des points de vue, et sa distance salutaire avec les agissements douteux de mes personnages !
C’est tellement engageant d’écrire à la première personne ! Si on laisse faire notre plume, en écriture « automatique » (écriture créative tellement jouissive sur le moment, mais ensuite, bonjour le travail de correction !) on se retrouve à écrire sur « soi », on se met en scène, on se révèle complètement, à nu… ce qui est d’autant plus troublant pour l’écriture des scènes ér0tiques notamment, ou tout ce qui est de l’ordre des émotions, des sentiments… mais j’ai trouvé la parade : j’instille une part de magie et de merveilleux qui me remet « les pieds sur terre » : je ne parle pas de moi, c’est mon personnage qui prend la parole, une créature née de mon imagination, qui a quelques points communs avec moi au départ, certes, mais qui prend son envol, son indépendance, fait ses mauvais choix toute seule comme une grande, et au final n’a (presque) rien à voir avec moi
Écrire à la première ou troisième personne, au présent ou au passé, je ne me lasse pas de ces débats récurrents entre auteurs et autrices !

– photos : une partie de ma collection de machines à écrire anciennes vues dans des vitrines – j’ai le projet d’en avoir une à moi un jour, mais je manque de place !
