Glissements

Hier soir, la Hole se déroulait au Saint-Merri, près du centre Georges Pompidou (ne pas confondre avec Le Merry, bar et club gothique, près de Châtelet !), un lieu remis à neuf (anciennement le Who’s bar).
Nous avons passé une excellente soirée, dans l’ambiance joyeuse et torride dont la Hole a le secret, au son de la techno qu’on adore !
Mais point de banquettes pour se reposer et s’avachir les uns sur les autres, juste de périlleux tabourets de bar qui m’ont donné une idée d’histoire (en espérant que les organisateurs ne m’en veuillent pas ^^ )

***

Ils se rencontrent près du bar ; lui vient de commander sa boisson, elle est en train de choisir la sienne.
— Un coca, s’il te plaît !
Ils discutent en sirotant leurs verres, ravis de faire connaissance. Ce n’est pas évident avec la musique qui les entoure de près, s’engouffre dans leurs oreilles, et jusqu’au coeur de leurs corps.  Divin pour danser !
Elle prend l’initiative (avec un inconnu, tout est permis !) :
— On va s’assoir quelque part pour bavarder ?
Ils se faufilent à travers la foule, en faisant bien attention à leur verre – l’espace chill est de l’autre côté, au bout de la salle.

Quelques tables les accueillent. Des tables métalliques de bar aux coins aigus, glacées si on y pose un coude nu par mégarde, cernées de tabourets de bar. Il n’est pas simple de s’y jucher (à moins de mesurer plus d’1m80), et puis de s’y maintenir en équilibre — il n’y a pas de barre pour les pieds. Elle retrouve des sensations de l’enfance, quand il fallait se tortiller pour grimper sur les chaises.
Bientôt elle oublie tout, tant elle apprécie les échanges avec cet inconnu, un garçon plein de fougue et de sagesse teintée d’humour, sur la vie et le reste.
Cependant, son équilibre est instable, elle glisse régulièrement sur le skaï du tabouret, et se retrouve à demi-assise du bout des fesses, la pointe des pieds effleurant le sol. Elle se repositionne laborieusement à chaque fois en tâchant de rester digne. Au bout de quelques glissades, elle renonce et lui lance :
— Et si on continuait à parler en haut ?
« En haut », ce sont les coins câlins ! Ou plutôt LE coin câlin : une pièce immense, en miroir du dance-floor juste au-dessous, avec pour tout mobilier des matelas et des coussins qui invitent aux ébats. D’ailleurs, certains s’y livrent déjà !

Ils repèrent un matelas libre, elle s’efforce de s’y assoir avec élégance, comme si de rien n’était, mais c’est une sorte d’immense pouf. Surprise, elle tombe à la renverse les quatre fers en l’air, s’enfonçant dans tout ce moelleux. Lui se méprend sur ses intentions, tant elle semble s’abandonner au creux du pouf. Il se penche vers elle et l’embrasse sans parlementer plus longtemps ; elle lui disait oui de ses yeux, de ses sourires, et maintenant, la voilà carrément en train d’ouvrir les jambes et de lui tendre les bras !
Dans une vaine tentative pour se redresser en réalité ! Peine perdue… Elle se renfonce dans le matelas aussi sûrement que dans des sables mouvants et décide de profiter du malentendu : il embrasse encore mieux qu’il ne raconte des histoires !

Le compte Instagram de La Hole
Prochaine soirée le 13 mai, veille de jour férié !

– Photo prise sur le net, retirée sur simple demande

2 commentaires

  1. Gabriel a écrit :

    Quelle page excitante… encore une fois… et.. elle s’enfonca!

    1. a écrit :

      Merci Gabriel ! 😉

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