La Nuit Dèmonia Fetish Circus

Nuit Dèmonia Fetish circus
Samedi dernier, la Nuit Dèmonia !

Je l’attendais avec impatience, et cette Nuit Dèmonia a tenu toutes ses promesses !
Quelques souvenirs en pagaille :

Avec mon cavalier de soirée, nous arrivons bien en avance. Je retrouve avec joie plein d’amis dans la file d’attente, l’effervescence grandit ! Il pleut, mais heureusement, des tentes nous abritent et nous nous serrons les uns contre les autres pour nous réchauffer.
Une fois passés le contrôle des billets, l’achat des tickets boissons, la transformation en créatures de la nuit, le dépôt au vestiaire de nos oripeaux du quotidien… nous voilà enfin devant les portes du paradis, bien gardées : contrôle du dress code !
Et là, damned, ça ne se passe pas très bien !
10 ans de Nuits Dèmonia, d’enthousiasme, de partages, de récits, trois ans d’ambassadrice… et je n’ai pas le bon dresse code ! Moi qui le défends avec feu en plus, car il participe tellement à l’ambiance de la soirée, sa scénographie, au plaisir des yeux ! Je suis la première à exiger qu’il soit respecté à la lettre (avec de l’indulgence pour les petits nouveaux et nouvelles ^^)
J’étais confiante, ayant déjà mis cette jupette lors d’une précédente Nuit Dèmonia, elle était passée sans souci à l’époque.
Ma jupe est examinée de près à la lumière du téléphone : elle est composée de motifs en wetlook et résille, elle n’est donc pas 100% wetlook comme exigé dans le dress code (le bas doit être en vinyle, latex, cuir ou simili)
Mea culpa !
Je tente de me justifier :
— C’est une jupe Catanzaro, je l’ai achetée à la boutique Dèmonia, quand elle existait
— Il n’y avait pas que des tenues dress code à la boutique !
La jeune femme envoie des sms, pour consulter sa responsable j’imagine, tandis que je suis sur des charbons ardents : je me vois déjà faire un aller-retour express chez moi pour changer de jupe, car cette année hélas, pas de stand Dèmonia pour dépanner les étourdies !
Ouf, finalement, ma jupe est validée, j’hérite de la précieuse croix sur mon poignet ! Je suis soulagée et reconnaissante, la soirée peut commencer !
(Note à moi-même : l’année prochaine je viens en cuir des pieds à la tête !)

Les portes s’ouvrent, et nous voilà sur la piste, sous ce gigantesque chapiteau qui a inspiré le thème de la cette année.
Je redécouvre la soirée avec des yeux neufs et émerveillés, grâce à l’ami qui m’accompagne et la vit pour la première fois : le chapiteau immense avec ses étoiles partout, sa fausse jungle, sa petite rivière…
Tout devant, se trouve le DJ et la piste de danse, avec l’estrade où se déroulera les shows ; au centre, une structure métallique accueillera les performances dans les airs ; et au fond, le donjon, très bien équipé, avec un beau mobilier inspirant : croix, cages, chaînes…
A côté du donjon, un mini « fetish market » s’est installé, avec des stands proposant des accessoires bdsm (colliers, paddles, martinets… plein de tentations !) Mes yeux s’attardent un instant sur un très joli ensemble de lingerie en dentelle de cuir. PariS-M tient un stand de RDR et veillera sur nous tout au long de la soirée.
La littérature BDSM n’est pas oubliée, Lady Saylie présente ses livres sur les films fetish. Je voulais m’attarder pour en savoir plus, mais les shows démarrent déjà, et nous nous frayons un chemin pour nous approcher.

Cette année encore, et même plus que les précédentes il me semble, la Nuit Dèmonia nous offre des shows époustouflants ! C’est si bon de les admirer, au milieu de la foule enthousiaste, d’amis, tout en profitant de petits massages… Des artistes tournoient dans les airs, défient les lois de la gravité, dansent en volant … Des shows sexys, fetish… J’ai aimé cette artiste qui fumait tout en évoluant dans ses chaînes ! Mère Dragon nous a offert un show survolté et enflammé, et nous avons tremblé pour un équilibriste !
Les shows

Grande nouveauté cette année : un vaste coin câlin est proposé dans l’autre espace jeux, délimité par des voilages rouges dignes des milles et une nuits. Il offre d’accueillants matelas, des coussins… Un espace de jeux pour partager plus d’intimité, que ce soit avec une rencontre de hasard ou son chéri – mais pour l’instant, en ce début de soirée, je vois surtout des personnes venues bavarder, se détendre.
Un ami exprime des doutes sur cet espace « libertin » qui se marie mal avec le BDSM à son avis : « les libertins n’ont pas le même état d’esprit que les amateurs de BDSM, ni les mêmes codes ». Je pense en revanche que c’est une excellente idée ! J’aime au contraire que les caresses s’invitent dans la soirée, c’est bon d’explorer tout l’éventail des ressentis et des kinks, depuis les douces caresses jusqu’aux coups de fouet, selon les goûts de chacun.
A côté de cette tente, je reconnais avec joie le « couloir sensuel » de Pic Cœur, et j’entre avec enthousiasme dans ce grand placard en bois percés de trous. À l’extérieur, des inconnus glissent leurs bras dans des gants de latex et nous caressent à l’aveuglette… Je suis revenue à plusieurs reprises goûter ces caresses de latex, et en procurer. Une fois, nous étions plusieurs dans la « boite », attendant que ces bras et mains dignes du château de La Belle et la bête prennent vie, mais rien, ils pendaient tristement, alors on s’est « consolés » en se massant les uns les autres, mais pas à l’aveuglette cette fois !
Cet espace de jeux connaît un franc succès avec son coin câlins et ce couloir sensuel (sans oublier la sling, un peu trop près de l’entrée pour être fréquentée, le banc à fessée, qui lui a bien servi… à autre chose !), il y a souvent la queue pour y entrer ! Chaque participant reçoit un pschitt de gel hydroalcoolique sur les mains, en entrant et en ressortant. Nous tendons à chaque fois sagement les mains, pour recevoir la bénédiction des Angels ! (Je les taquine, mais je les remercie surtout, aucune mycose ne sera à déplorer !)

Déambuler, tourner, admirer les tenues, surprendre des scènes sensuelles, croiser des amis et connaissances à chaque pas, faire de nouvelles rencontres, en profiter quelques instants avant de reprendre ma liberté… Je ne vois pas le temps passer !
Le temps semble suspendu, alors qu’il s’écoute à toute vitesse – le paradoxe temporel des soirées que je connais bien !
Nous consultons l’heure, il me semble que nous avons encore une heure devant nous, mais je comptais deux fois « l’heure en plus », ce cadeau du gouvernement, Finalement, il nous faut filer sur le champ (ma règle d’or de partir une demi-heure avant la fin pour éviter la cohue du vestiaire, j’ai bien failli l’envoyer valser !)
Je pars avec une pointe de regret, même si les lieux se vident et que tout à été accompli :  j’ai bien dansé, bien joué ; s’accrocher à la soirée, c’est prendre le risque de la voir s’éteindre peu à peu, avant que les lumières ne se rallument brusquement.
En sortant, la douche froide : des trombes d’eau s’abattent sur nous, brusque retour à la réalité en attendant tristement notre Uber sur le trottoir !

Un grand merci à tous ceux et celles qui sont venus vers moi pour me parler de mes écrits, de mon blog, ça me fait toujours super plaisir, même si cela m’intimide aussi ! Et merci au charmant soumis qui m’a massé les pieds, et à celui qui… (finalement, je préfère jeter un voile pudique !)
Merci aussi à mon cavalier de soirée, si prévenant, souriant, et aux petits soins, chargé de mes accessoires au fil de la soirée : mon truc en plumes, et puis ma cravache…

Merci Dèmonia et toute son équipe pour cette fantastique soirée, l’accueil, les shows, et les goodies que j’ai découvert dans le sac préparé à mon intention : un string Dèmonia, trop classe ! Et un bandeau pour les yeux – ou un ruban pour attacher les mains, selon !
Et aussi tout ce qu’il faut pour une soirée réussie : des boules quies et un préservatif, what else ^^

20261024 Tenue Dèmonia Goodies Dèmonia

Pour venir l’année prochaine : Le site de La Nuit Dèmonia

 

 

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Clarissa
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