Du bruit dans la cage

Du bruit dans la cage
Hier soir, je suis allée au Munch Du bruit dans la cage

J’adore Le Merry, ce bar gothique avec ses murs animés de vidéos de fonds marins et de poissons… Nous sommes tous des pirates, à bord d’un galion qui a coulé, et nous festoyons joyeusement, maudits pour l’éternité !
Je retrouve avec plaisir de nombreux amis, venus là pour prendre un verre, s’immerger dans l’ambiance kinky, bdsm…
— ça fait une coupure dans la semaine ! C’est long d’attendre la prochaine soirée ! me lance un ami habitué des soirées gothiques.
Joie de revoir Raphaëll, créatrice d’accessoires bdsm qui nous présente sa dernière réalisation, un long martinet, bien lourd, désormais entre les mains de Will, l’organisateur. Nous avons droit à une petite démonstration, impressionnante !
— on ne joue pas dans le bar, il y a la play-room pour ça, lance un angel à son « chef ».

Effectivement, une play-room au sous-sol accueille les amateurs et amatrices de bdsm. La pièce baigne dans une douce lumière tamisée rougeoyante, elle très bien équipée. (Je chasse les fantômes qui menacent de m’assaillir, du temps où ces lieux étaient bien différents)
Pour l’instant, la play-room reste très paisible, dans une ambiance recueillie, autour des cordes.

De l’autre côté, la grande salle est dédiée au karaoké ! Je pensais juste faire un petit tour, mais je m’attarde, j’oublie tout, je ne pense même plus à retourner dans la play-room, trop occupée à brailler en chœur les tubes d’Evanescence, Muse… On chante aussi Gainsbourg, Aznavour, Stromae, des groupes metal, punk (là je ne chante plus trop ^^)
— Tu peux me demander des chansons à l’avance, m’explique l’animateur, comme ça, je les télécharge pour la fois suivante…
Je ne me sens pas encore prête pour m’emparer du micro, mais chanter avec les autres, j’adore !

On nous interrompt un instant : c’est le moment de la dictée ! Après tout, c’est la rentrée… Distribution de feuilles, de stylos ! La « maîtresse » monte sur l’estrade, elle est prof pour de bon, mais d’espagnol, avec un très joli accent chantant. Elle nous dicte un passage d’Histoire d’O, tout en étant distraite de coups de martinets. On ne comprend pas tout, entre le bazar dans la salle, l’écho du micro, les coups de martinet… et nous sommes distraits nous aussi, par des caresses de cuir, des chatouilles, j’ai même des bisous (je connais bien notre « tortionnaire » !) Je tente de copier sur mon voisin, mais sa copie est encore pire que la mienne, nous n’avons que des bouts de phrase sans queue ni tête ! Des « puppys » (en civil !) commencent à s’impatienter, ils gémissent, aboient, et ajoutent encore au chahut.
La dictée est finie ! Nous sommes invités à fesser ou flageller notre maîtresse d’école, qui s’offre à nous, en rédemption de toutes les souffrances infligées par nos profs.
Certains n’y vont pas de main morte je trouve, l’immense martinet vole dans les airs et s’abat lourdement ! Mon tour arrive, je vérifie le consentement de notre prof pour une petite fessée et me lance.
— Clarissa, c’est des caresses, ça ! me lance un ami non loin pour me taquiner.
D’abord, une domina fait ce qu’elle veut ! Secundo, no kink shaming ^^, et tertio, j’ai besoin d’un temps d’un long temps de chauffe, de crescendo ; à froid, impossible me lancer à toute volée directement ! Un autre prof s’installe à côté de sa collègue et nous offre aussi ses fesses en sacrifice ; toute la salle est sur le point de devenir une deuxième play-room !
Une amie me raconte que lors d’une édition précédente, un jeu de pet play avait été organisé : d’un côté les « chiots », ou autres, et en face, les maîtres et maîtresses. Les pets avaient choisi leurs maître ou maîtresse, joué entre eux… Cela m’aurait beaucoup plu ! J’espère qu’il y aura d’autres occasions, j’adopterais bien un « chiot » quelques instants ^^ ou un chaton, pour lui faire des gratouilles et recevoir des coups de langue sur la main.
Le karaoké reprend, je ne réussis à m’en arracher qu’au moment du générique de Pokemon ; c’est le moment d’aller voir au bar si les amis avec qui j’ai rendez-vous sont arrivés.
— Ben alors, ça fait au moins trois quart d’heure qu’on t’attend !
Gloups… trop enthousiaste de chanter à tue-tête et m’exalter sur Muse, I just wanted to hold You in my arms !

Pour en savoir plus, venir bavarder, boire, chanter et jouer la prochaine fois : Le compte instagram du Bruit dans la cage 
(Tous les mercredis, dès 19h, au Merry 87 rue St Honoré 75001 Paris)

 

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Clarissa
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