Monarch Lyon vendredi 13 mars 2026

Un petit retour sur notre road trip de samedi dernier : La Monarch organisait une soirée à Lyon, et a affrété un bus-techno pour les Parisiens !

C’était épique, haut en couleur, déjanté, au-delà de mes attentes les plus folles !
Tout commence avec la joie de nous retrouver, malgré la pluie, devant l’entrée de l’hôtel Ibis porte d’Orléans. C’était drôle de se voir de jour, avec nos têtes « normales » et nos manteaux… Quoique, certains sont déjà bien maquillés et lookés !
Suite à un quiproquo le bus est en retard ! Très en retard… Nous patientons au bar de l’hôtel en bavardant, j’ai prévu un livre au cas où, mais finalement je n’ai presque rien lu – pour une fois, c’est moi qui vis une aventure et je vais profiter de chaque seconde ! )

Le bus arrive enfin ! L’excitation est à son comble, on s’installe dans un joyeux brouhaha de collégiens en goguette, et on prend vite nos marques, on s’étale partout.
Une membre du staff fait l’appel, personne ou presque ne répond présent, c’est déjà le bazar. Elle renonce en riant, tant pis pour les étourdis, et passe dans les rangs pour fermer les rideaux — le message est clair : freedom !! Ce qui se passe dans le bus reste dans le bus ! Dans le respect des normes de sécurité bien sûr ^^
Le bus démarre, notre soirée before est lancée ! Tout au fond, un bar s’organise joyeusement, les amateurs s’entassent devant lui. La techno pulse à fond grâce à une grosse enceinte, elle nous accompagnera un temps, jusqu’à épuisement de ses batteries. Certains dansent, avec leur verre à la main qui tangue dangereusement au-dessus de ma tête – je crains d’être aspergée, j’avance de quelques rangées, en veillant à rester dans l’ambiance, car plus l’on s’approche du chauffeur, plus on est sages – c’est connu, les fauteurs de troubles sont toujours au fond de la classe !
On se met à l’aise, la température est montée d’un cran (au sens propre : les organisateurs auraient-ils monté le chauffage exprès ?). Des participants à demi-dévêtus circulent dans le couloir, s’étreignent sur les sièges, indifférents aux cahots de la route (légers, ce bus a la stabilité d’un paquebot, et avec les rideaux fermés, on se rend à peine compte qu’on est en train de rouler). L’énergie sexuelle est palpable, elle se propage comme le souffle d’une explosion, gagne tout le bus… mais les régulières pauses clopes-cafés sous la bruine nous rafraîchissent les idées à chaque fois ! Damned
On est partis plus tard que prévu, on va rater le début de la soirée (ceux et celles qui me connaissent bien imaginent mes souffrances !) On décide de s’habiller tout de suite pour gagner du temps et nous jeter directement dans la soirée ! Et nous voilà en train de nous contorsionner sur nos sièges pour nous changer ! C’est acrobatique, car de mon côté, je dois tout enlever – heureusement j’ai prévu une tenue simple : jupette de cuir et top. Mention spéciale à Roxy qui a réussi à se vêtir de sa tenue intégralement en latex ! Peu à peu, nous nous transformons en créatures fetish, je me retrouve non loin d’un roi fetish avec sa couronne et sa tenue en frou frou. Pour certains, c’est plus minimaliste, un simple string en cuir sur leur corps musclé et tatoué et le tour est joué !

On arrive enfin ! Le choc… La soirée a atteint son apogée, je me prends plein de « G » d’un coup, boum, propulsée directement dans le feu de l’action , un bain de foule ondulant en rythme… Je perds de vue la plupart des amis parisiens, tant nous sommes pressés de nous mêler aux autochtones, et me plonge avec délices dans ces ondes mouvantes, emportée par la techno moi aussi.
Les Lyonnais nous accueillent à bras ouverts, encore plus souriants que dans mes souvenirs ! Ils sont tellement spontanés, joyeux… Je me mets immédiatement au diapason et je me coule avec bonheur dans cette ambiance bon enfant (serais-je plus heureuse en Province, au milieu de personnes moins cyniques que les parisiens grinçants ?)

Je me faufile dans la foule pour explorer les lieux. Ils sont deux fois plus grands que la dernière fois !
Deux salles, deux DJ, avec chacun son univers, et une grande dark room qui porte bien son nom : on y voit goutte à l’intérieur ! Elle n’est éclairée que par les lasers de la soirée, quand des gens entrent ou sortent en ouvrant le rideau, et par les lumières des téléphones quand quelqu’un a perdu quelque chose et cherche partout….. Les gens s’embrassent, se caressent, se prennent à l’aveuglette, à tâtons ; mon fantasme prend vie : une orgie géante dans le noir ! Je suis tentée de traverser cet espace, de fendre la foule compacte, frôlée par mille corps nus et moites, mais je n’ose pas, je risque de déranger, de marcher sur des pieds… Je reste sur le seuil un instant, je tente de percer l’obscurité, au point d’être éblouie en sortant.

Je m’attarde devant l’estrade où Roxy et ses soumis enchaînent les performances : fouet, cire brûlante, breath play… Les supplices infligés par Roxy se marient merveilleusement à la musique. Des shows pornos lui succèdent, avec des acteurs aux corps sculptés qui nous offrent une toute autre chorégraphie ! Ils sont beaux avec leurs lunettes de soleil et leurs corps luisant sous les spots. Ils enflamment la piste, je ne bouge plus d’un iota, arrimée là par le pouvoir de la musique, les scènes érotiques, et de nouveaux amis….
Les Lyonnais sont si enthousiastes, spontanés ; ils m’abordent tout sourires, ravis et épatés que Paris vienne leur rendre visite.
— Vous êtes venus spécialement pour la soirée ? Il doit pourtant y avoir plein de soirées à Paris ?
(Certes, mais aucune comme La Monarch, et je suivrais ces organisateurs au bout du monde !)
— C’était comment dans le bus ? J’ai failli monter à Paris en TGV, rien que pour faire la route avec vous !
Un autre me confie que c’est sa première soirée kinky ! Il a hésité à venir, et maintenant il est enchanté… Un petit coup de pouce, et hop, il est tombé dans le chaudron lui aussi, il n’en sortira pas indemne… (Ce bus de parisiens empli de fêtards bien déterminés à pervertir les sages lyonnais, quel plan machiavélique !)

Il est 6h, la musique s’éteint, tout le monde est choqué et cligne des yeux comme des hiboux. L’arrêt de la musique sonne le glas des amours éphémères — aucun espoir de se revoir dans une prochaine soirée comme avec les rencontres de hasard parisiennes
Nous remontons dans le bus, un peu abattus, dans une ambiance morose de fin de vacances. Les organisateurs nous distribuent des croissants et des pains au chocolat (à moins que l’on ne dise déjà chocolatine sous ces latitudes) pour nous consoler — et ça marche un peu.
Nous voilà en route, pour un trajet étrangement calme cette fois, ponctué de pauses où nous avalons des litres de café dans le vain espoir de retrouver de l’énergie.
Certains évoquent leur programme pour le soir même — après tout nous sommes samedi ! De mon côté, pour une fois, mon samedi soir se déroulera sur le canapé, une tasse à la main, devant le début du rugby — encore des hommes musclés qui font le show !

Un grand merci à toute l’équipe de la Monarch pour ce voyage, j’ai adoré la soirée, je rêve déjà de retourner faire la fête à Lyon ! Les fêtards Lyonnais sont vraiment réjouissants, rafraîchissants, et se montrés aux anges d’être envahis de parisiens qui n’avaient pas froid aux yeux…

Pas de photos, vous vous en doutez (mais des vidéos sont postées sur les groupes de discussion de la Monarch, avis aux curieux), juste des mauvais selfies pris vite, et notre « bus scolaire », qui a remplacé en urgence le car luxueux prévu initialement ! (chapeau aux organisateurs d’avoir réussi à nous emmener à temps à Lyon malgré les obstacles !)

Les prochaines Monarch parisiennes sont prévues les 21 mars et le 18 avril
Billets sur Shotgun

 

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