Parfois je me sens comme une héroïne de comédie romantique (sauf que je n’ai pas de beau libraire poète à lunettes au coin de la rue, ni de rendez-vous avec un grand directeur au sommet de sa tour de verre, ai-je raté ma life ? ) :
– Je me brûle en voulant m’épiler (je pars en vacances, on ne sait jamais ce qui peut se passer, l’aventure peut se trouver au coin de la piste 😉 ), je finis à la pince, pan, je me fais un torticolis de plus…
– je commence à être sérieusement en retard, alors pour gagner du temps, je mange mes tartines tout en répondant aux MP, en likant de ci de là.. résultat : confiture sur les doigts, sur le clavier, bureau qui colle partout…
– j’ai une idée d’histoire, vite noter tant que les muses sont là ! (Le café refroidit, les tartines aussi):
Depuis des jours, vivre avec une image en tête qui sur imprime sur tout ce qu’elle voit, comme un filtre qui brouille tout le reste : ce moment où il va sonner, et où elle va se précipiter dans ces bras, s’y perdre, tout oublier ! En attendant, il faut poursuivre les gestes du quotidien, mécaniquement, se lever, se laver, rejoindre le flot des voyageurs du métro comme une automate, s’engouffrer dans la prison de verre aux milliers de fourmis laborieuses, et accomplir sa tâche minuscule, sûrement inutile.
