J’ai déjà évoqué mon fétichisme des uniformes, si sulfureux, qui m’a valu la réprobation et les foudres de certains contacts sur Facebook – mais tous les fétichismes le sont, sulfureux. Troublants, honteux, « malaisants »… et de ce trouble, naît le désir, le plaisir de l’assouvir en se sentant légèrement honteux.
Cette fois, je ne vais pas étaler mes fantasmes interdits sur les réseaux sociaux, je m’en tiens à mon blog !
La station balnéaire où je suis en vacances dispose de son car de CRS. Devant, l’homme de l’art sanglé dans son uniforme nous observe, bras croisés. Il semble s’ennuyer, aux aguets pour rien, tout est calme. Je suis intriguée : que peut-il se passer dans cette petite ville pour justifier une telle présence ! Je rode autour de lui, sans projet particulier, je me contente de me livrer toute entière à mon fétichisme et de savourer mes ressentis. Il finit par me remarquer, il me sourit. Le sang fouetté, je trouve le courage de l’aborder, lorgnant sur l’important dispositif qu’il porte sur son gilet et bombe son torse.
— Bonjour ! J’aime bien les uniformes !
(Petit ton d’excuse)
Il sourit jusqu’aux oreilles
— Et nous on aime bien que vous aimiez les uniformes !
On bavarde gaiement sur la sérénité des lieux , « mais on veille quand même ». La porte de son fourgon s’ouvre, un collègue sûrement, il se penche vivement vers moi
— Vous avez Snap ?
— Oui !
En fait non, mais ça ne saurait tarder ! C’est donc un pieux mensonge…
— Mon pseudo, c’est biiiip
Son collège approche, il doit venir aux nouvelles, je bats en retraite sans me retourner.
– photo prise sur le net, créditée ou supprimée sur demande
