L’Erothèque présente sur son site la nouvelle revue érotique « Sublime »
On peut lire son article ici
Il a ces jolis mots pour mon histoire : « enfin, plus sage mais tout à fait charmante, la nouvelle de Clarissa Rivière : « Esclavage ».
– Dire que je pensais frapper fort avec mon histoire de soumission extrême, finalement qualifiée de « charmante » ! Presque un conte de fées en somme ^^
Merci pour ce compliment !
J’avoue, je ne peux pas m’empêcher de glisser un brin de tendresse dans mes histoires ^^
(La prochaine fois, mes personnages s’empaleront à vif, s’écorcheront, se fouetteront au sang, s’arracheront les yeux, se chevaucheront les uns les autres de toutes les façons, pour leur plus grand plaisir, bien entendu !)
« Sublime » est une revue érotique lancée par Alonzo Serai qui réunit notamment des BD, des textes de Christophe Bier, Léon Despair… illustrés par Clarence Etienne, Yves Yxes..
📍Disponible à la Musardine (122 rue du Chemin-Vert 75011 Paris) ou sur le site Les Mondes de Domination
Je recopie la chronique ci-dessous au cas où
(tous ces blogs disparus, engloutissant plein d’éloges ! Désormais, je garde « tout » 😉 ):
SUBLIME, UNE REVUE DÉDIÉE À LA FICTION ÉROTIQUE CONTEMPORAINE
Couverture de la revue érotique Sublime publié par les Mondes de domination, 2026
La naissance d’une revue érotique est un événement assez rare pour qu’on s’en réjouisse. Ce n’est quand même pas tous les jours et, forcément, ma curiosité a été piquée. L’audace a été commise par l’association Les Mondes de domination, présidée par Alonzo Serai, et se dénomme Sublime. Une revue consacrée à la littérature érotique, agrémentée de plusieurs illustrations originales.
Le sublime, entre terreur et fascination
Sublime : je me suis interrogé sur la signification de ce titre, la raison de son choix. Et à la lecture des textes, j’ai pensé à Kant. Bizarre, me direz-vous, de penser à Kant à ce moment-là, celui-ci n’étant pas le penseur le plus sexy de l’histoire de la philosophie. Certes. Mais il a conceptualisé le sublime d’une manière tout à fait conforme à l’esprit des récits que propose la revue. Alors que le beau est harmonie et apaisement, le sublime mêle fascination et terreur, convoquant le chaos, l’obscurité, la douleur. Nous éprouvons le sentiment du sublime face à quelque chose qui nous dépasse infiniment, qui nous effraie et dont pourtant nous ne parvenons pas à détourner le regard.
Champ libre à l’imagination érotique
Il y a vraiment de ça dans les nouvelles et feuilletons de Sublime. L’érotisme que la revue nous propose est clairement ancré dans le sadomasochisme le plus émancipé, avec une qualité littéraire qui fait plaisir à lire. Il ne s’agit pas simplement de pornographie mais d’univers parallèles où l’imagination érotique se déploie sans contrainte. Je pense ici notamment à La Croisière blanche du maître des lieux (Alonzo Serai), où les femmes blanches sont totalement asservies aux Rasheediens, adeptes de la religion Phœne, qui dominent le monde sous l’effet de la naffe, une plante procurant un « pouvoir sexuel et dominant irrésistible ». Je pense aussi aux Geôles du paradis de Léon Despair (Christophe Bier) où les esclaves sont cette fois les hommes. Envoyés par leur maîtresse, en pénitence ou en dressage, au « Paradis », des souterrains où les Dames règnent sans partage, ils y sont relégués au rang d’objets, quand ils n’y subissent pas les tortures les plus démentielles. Je citerai aussi Longtemps, je me suis courbé de bon cœur de A. B. Meslier, une nouvelle mêlant mystique et sodomie qui n’est pas sans évoquer Georges Bataille ; La Chapelle du prieuré, écrite et illustrée par O ; et enfin, plus sage mais tout à fait charmante, la nouvelle de Clarissa Rivière : Esclavage. Pour n’oublier personne parmi les auteurs de cette revue, je dois encore citer Badmo Jones, qui serait un Américain traduit ici par Alonzo Serai (j’utilise le conditionnel car je n’ai absolument rien trouvé sur internet le concernant, et j’ai tendance à penser à une mystification).
La fiction érotique dans tous ses états
Mais comme le précise l’édito, il ne s’agit pas seulement pour cette revue de promouvoir la littérature érotique, mais plus largement « la fiction érotique », c’est-à-dire également « le dessin, la peinture ou la bande dessinée ». Elle publie donc deux brèves BD (premiers épisodes en feuilleton) signées Hervé Tourmen (La Domador et Achille Croiselefer) et enrichit ses récits d’admirables illustrations de Clarence Etienne, Yves Yxes, O et bien entendu Alonzo Serai. Car je ne l’ai pas souligné encore, mais Sublime est entièrement dédiée à la création érotique contemporaine. Elle constitue en ce sens un espace de pleine liberté pour ceux qui font l’érotisme aujourd’hui, bien loin des réseaux sociaux qui obligent à d’improbables contorsions les artistes érotiques qui veulent s’y exprimer.
