Partir faire la fête à Amsterdam, ce rêve éveillé !
Et son lot de galères aussi..
– Devoir me changer à l’arrivée dans les toilettes de la gare (je n’avais pas envie de voyager en vinyle). Flûte, il y a la queue !
– Petit tour vite fait le long des canaux, et des boutiques touristiques – tous ces champis en vente libre et légale 🤩 surtout ne pas essayer, au risque de ne rien voir de la soirée ^^, mais dîner copieusement pour tenir bon
– j’erre dans le métro, je tâche de comprendre l’achat de tickets afin de rejoindre la soirée (c’est pas comme chez nous ! On achète du temps dans le métro, pas des trajets – bon, finalement, ça revient au même : leur carte 1h est l’équivalent de notre ticket de métro à l’unité)
– je suis très en avance devant les portes closes de la soirée, 1h en avance ! (J’en ai marre de moi !) je grelotte dehors dans une sorte de zone industrielle (en France il y a toujours un troquet, un kebab… là, rien ! ou je n’ai pas trouvé)
(C’est passé vite finalement, j’ai sympathisé avec deux anglais venus spécialement de Londres, cet accent british, mmmm so sexy… je leur réponds comme une vache espagnole, ils semblent adorer !)
22h : on entre !
La soirée, un pur bonheur de A à Z !
– Le bain de foule anonyme de mes fantasmes, avec des hollandais hyper sympa, souriants, chaleureux – attention il y a des italiens excités en embuscade qui tentent de passer incognito ^^
– Le labyrinthe des salles où se perdre – je serais bien en peine de dessiner un plan ! 3 ou 4 dance floors, des scènes pour les shows (feu, danses, « bizarre », shibari ….), des ateliers (massages, needle play…), un donjon avec plein de recoins meublés d’installations bdsm ad hoc, et aussi des lits protégés par des rideaux pour les libertins timides, la classe ! Je n’en dirais pas plus sur la play room, cette antichambre de l’enfer peuplée de démons assoiffés de s3xe et de démones assorties peu de bdsm, presque rien… à part un atelier Vacum bed (le temps que je me motive, il avait fermé)
– je croise des amis français, mais je ne tarde pas à leur fausser compagnie, afin de poursuivre mon expérience immersive et rester fluent in english !
– On me marche 10 fois sur les pieds et j’ai bien du recevoir 10 verres de bière ou autre sur les jambes, les bras (les hollandais sont si enthousiastes, nous on bouge à peine à côté)
Et ils sont grands !!
Ils m’abordent sans façon avec leur grand sourire, tout est simple avec eux – nous sommes si ombrageux et compliqués à Paris !
« On m’avait dit que les françaises étaient small and tiny, me dit l’un deux, I see it is true »
– Moi vexée comme un pou : I am not small !
– Lui, sourire jusqu’aux oreilles : You look small to me !
(Je dois me dévisser la tête pout lui parler, c’est lui qui est géant !)
– On m’a bien demandé 50 fois mon prénom, il doit sonner bizarre pour des oreilles hollandaises, ils me demandent toujours de répéter, et je vois bien qu’une fois sur deux, ils n’ont toujours pas capté.. en échange, j’ai droit à toutes les déclinaisons de « groumpf », j’opine consciencieusement d’un air entendu ; c’est noté !
– L’un deux se rappelle de moi d’une précédente Wasteland : « tu écris toujours des histoires ? » J’avais raconté ma vie on dirait ^^ aucun souvenir de mon côté en revanche !
– Un autre a une idée rigolote, il colle des autocollants en forme de coeur sur nos tenues. Seul souci, ça ne se décolle plus…
5h30 : je quitte la soirée pour éviter la cohue finale devant les casiers
Ma station de métro est « exceptionnellement fermée » ! Damned, not lucky
– 30 euros pour la gare, me propose un taxi plus ou moins légal
– 17 euros me dit Uber.
Bon, ben Uber du coup, sorry !
– 6h : je suis déjà à la gare, et mon train n’est qu’à 8h, je suis au bout de ma vie ! Il fait froid, la gare est ouverte aux quatre vents, une supérette me sauve la vie avec son café à emporter et ses faux croissants.
– je réalise qu’un train part une heure plus tôt que le mien pour Marne la vallée ! j’ai failli monter dedans à l’arrache
– je meurs de froid et de fatigue en attendant l’ouverture du Starbucks ! Une fois à l’intérieur, il fait si chaud, je pique du nez toutes les 10 secondes malgré les expressos qui s’enchaînent !
– Sueurs froides mon billet n’est pas reconnu (on doit passer des tourniquets comme dans le métro pour accéder aux quais), finalement, un membre du staff me fait passer, en constatant mon agitation
– Je pensais dormir dans le train, mais je me retrouve au milieu d’une famille très nombreuse et très bavarde ! Et très en forme, contrairement à moi (j’en profite pour écrire mon journal intime que voici)
– Je m’endors quand même, le contrôleur me réveille, hélas ce n’est pas le même qu’à l’aller, déception ! (again, la vie n’est pas toujours une romance)
Bilan des courses : ouiiii ! Ça vaut le coup, et les coûts, même si ici j’ai surtout évoqué mes galères…. C’est quand la prochaine Wasteland 😊 ?
