La Hell’O Kinky du samedi 21 mars 2026

Hier soir la Hell’O Kinky a de nouveau enchanté les Caves St Sabin !

D’un coup de baguette magique (des heures de préparation et d’installation !), les caves se sont parées de voilages rouges, de guirlandes… Nouveauté, des dessins fluos de chatons de l’espace, de cosmonautes, de créatures s’embrassant… sont disséminés un peu partout et ajoutent des touches de couleurs vives (voilà qui me rappelle le Kit kat à Berlin, très exactement au fond du principal dance-floor, pour ceux et celle qui connaissent !)
Un ami m’interpelle :
— Regarde cette créature, elle te ressemble !
Un chouïa peut-être, mais je ne reconnais pas le bel étalon bleuté façon Avatar derrière mon effigie…

Les tenues des participants sont à l’image de la soirée, colorées, pop, furry, pailletées… C’est la seule soirée où j’ose encore mettre mes oreilles de chatte, dans une tentative de coller au thème : les puppys ! Je suis accompagnée de mon petit lapin préféré (toujours pressé de partir et de me laisser, comme dans les contes — je ne lui en veux pas, étant une chatte de gouttière solitaire !). Nous croisons des puppys, moult chats et chattes, d’autres lapins, une renarde irrésistible, une tigresse troubleuse de fêtes qui vient souvent me griffer au passage de ses « taquineries ». Mais aussi de belles tenues fetish, comme ce policier avec ses lunettes de soleil et ses bras musclés, canon !

Je reconnais à peine l’organisateur, avec son masque plaqué sur son visage qui déforme ses traits.
— Tu vois qui je suis ?
— Une chevrette ? supposé-je, inspirée par ses « oreilles »
— Nicolas Cage ! me souffle un ami.
Nous comprendrons plus tard pourquoi…

La Hell’O kinky c’est la soirée de toutes les retrouvailles ! Certains amis et amies ne fréquentent que cette soirée-là, et on est ravis de revoir. D’ailleurs, au vestiaire, au bar, ce sont aussi des amis ! La barmaid se souvient de mes petites habitudes, je suis impressionnée, vu l’affluence.
J’explore les différents espaces et ateliers de la Hell’O Kinky :
– le coin chill et câlins dès l’arrivée (bondé !)
– la pièce dédiée au shibari, sur le point de devenir un deuxième coin câlin en l’absence du shibariste – ça me paraît une bonne idée, tant il y a de l’attente devant le coin câlin officiel, géré avec diligence par des angels aux petits soins.
Dans un coin discret, trône la croix de St André rose bonbon – elle n’est pas restée souvent inoccupée. Une amie m’appelle pour que je l’aide à griffer son soumis rebelle, avec des griffes spéciales en métal. On s’y met toutes les deux de bon cœur. Le soumis lève les yeux au ciel et râle :
— Je ne ressens rien !
J’ai envie de remettre les choses à leur juste place, il me semble que ce sont les dominas qui décident. Lui est attaché, censé s’offrir à nos sévices…
— Moi j’aime le faire en douceur,  pour commencer en tout cas, je rétorque d’une voix doucereuse.
Le paradoxe du bdsm : la domina doit-elle suivre ses envies, ou satisfaire celles des soumis ? Un peu des deux je pense, pour que les deux « y trouvent leur compte » et prennent du plaisir – mais l’idéal est de tomber sur des soumis partageant notre sensibilité et nos goûts !

Je me consacre surtout aux plaisirs de la danse, je navigue entre les deux dance-floors : le meilleur des années 80 et 90 sur le premier (Cure, Eurythmic, etc, tous les tubes de ces deux décennies mythiques, avec parfois des tubes rigolos oubliés), et le dance floor electro-techno où je finis par m’attarder des heures, enchaînée là par des DJ qui nous font danser au creux de leur main ! Le premier DJ reprend de nombreux « tubes » de Tomorowland, j’étais aux anges, Voices in my head freaks ! De nombreux remix aussi, les années 80 encore, super bien remises au goût du jour…

Je suis aux premières loges pour regarder le show : Will, organisateur des soirées et des munchs « Du bruit dans la cage », fait son entrée en scène avec un puppy et une kitten. Il les enferme dans une cage ornée de masques de Nicolas Cage ! (Tout s’explique ! J’adore les jeux de mots foireux de l’organisateur ^^). Il brandit un cerceau, fait sortir son « chiot » et son « chaton ». Le puppy joue à merveille le chiot tout fou, il fait des cabrioles, saute dans le cerceau, tout en obéissant de son mieux à son maître. La kitten déambule nonchalamment, se lèche la patte, ignore les instructions, avant de s’y plier de mauvaise grâce… Parfaite ! Will envoie des balles dans la salle, sans mes lunettes je n’en rattrape aucune, mais d’autres se montrent plus adroits. Le puppy se jette parmi nous pour les ramasser ou les réclammer — ce serait tentant de lui gratouiller les oreilles au passage, mais est-ce autorisé ?
Et puis, l’organisateur prend le micro, et je l’écoute, sidérée, me décomposant sur place.
— Et maintenant, j’accueille Clarissa Rivière, qui va vous parler de son dernier roman !
Avant que je ne réalise quoi que ce soit, me voilà sur l’estrade, un micro à la main, dans un état second, en train de bafouiller quelques mots à propos de Chemins de soumission. Tout le monde frétille d’envie de danser, je me dépêche de bredouiller un rapide résumé . (Au fil de la soirée, plusieurs personnes viendront m’en parler et me demander des infos… Merci Buda pour ce piège imprévu et ce joli coup de pub !)
Des gâteaux d’anniversaires surgissent des coulisses, tout le monde chante Joyeux anniversaire, renforçant encore l’impression d’une fête entre amis !
– Déjà 9 ans de soirées festives, colorées, pailletées, fluo, pleine de love, lumineuses, bien éloignées des soirées dark qu’on adore aussi…

Un nouveau DJ s’installe aux platines, jusqu’au bout de la nuit. La « Nicolas’s cage » ne désemplit pas ! Plein de participants s’y risquent, à deux, à plusieurs, ils s’entassent et chahutent. Je suis tentée un instant de m’y faufiler, de me joindre à eux, mais le fait qu’elle se situe sur l’estrade, comme un show live permanent, me retient in extremis !

5h15, légère fatigue, et mon coca ne réussit pas à me donner le coup de fouet attendu. Si mon esprit, mon cœur, veulent danser encore, mon corps ne pense qu’à son lit douillet… Je me résigne à rentrer.
– Dire que je caressais l’idée de rejoindre la Monarch en after — elle se terminait à 10h — j’ai même tenté de convaincre un ami en début de soirée.

Un grand merci à Buda, toute son équipe, et aux amis qui se sont montrés aux petits soins ! (De la crème de soumis, voulant surtout plaire et faire plaisir, même s’il s’agit de danser des heures !)

Pour venir la prochaine fois le site de la Hell’O kinky

 

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