Courts métrages sanglants

Hier soir, je suis allée à la compétition des courts métrages du Sadique Master Festival
J’avais tout prévu, j’y allais chaudement entourée de trois gardes du corps prêts à se faire martyriser ! Mais je n’ai pas eu peur du tout finalement… On a même bien ri !
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– Mention spéciale au court métrage d’ouverture, avec cet adolescent affublé d’un gros bouton, moqué par trois « grands ». L’un d’eux appuie sur son bouton pour l’embêter, et aussitôt un jet puissant l’arrose et le dissout comme de l’acide ! De ce jet naît une créature à la fois horrible et débonnaire qui règle son compte aux deux autres, avant de poser une main paternelle sur le jeune ado : « les boutons sont dus à un excès de testostérone, bientôt tu combleras les filles quand d’autres banderont mous ! » (Désolée pour le spoil, je n’ai pas pu m’en empêcher ^^) Pimple
Fous rires et applaudissements… Voilà qui devrait rassurer les adolescents du monde entier !
– J’ai beaucoup aimé aussi cet homme posé dans son fauteuil avec sa couverture en crochet, et qui s’apprête à passer un bon moment au téléphone avec Cindy grâce au Teletext de la télé (les anciens s’en souviennent peut-être ^^ !) Mais les plombs sautent, c’est le début du cauchemar, Cindy l’attire dans ses filets cathodiques… « Mamaaaan !! » Tele XXX
– Mon court métrage préféré mettait en scène un tueur en série romantique et poète. J’ai aimé ce héros, à la fois solitaire, « habité », timide, inspiré… Très belle lumière, au bord de la mer comme chez lui, lors des dîners aux chandelles qu’il organise. Ses autres victimes l’ont rejeté, mais cette jeune fille là, belle comme une fée, s’intéresse à lui, elle veut bien écouter les poèmes, et on se surprend à espérer… Même la lune saignera
– Un mot aussi sur ce court métrage autour des spaghettis : des personnes âgées aristocratiques dégustent des tasses de thé emplies de spaghettis, mais les choses dérapent quelque peu, les spaghettis prennent vie, comme des vers grouillant à l’infini, ils débordent, envahissent tout, s’infiltrent partout, y compris dans les corps, et n’en finissent plus de couler en cascades grouillantes… fascinant et dégoûtant ! Defiled 
– Le dernier court métrage…. que dire… à part que la musique classique céleste (Mozart) et la beauté des corps d’hommes tatoués filmés en noir et blanc permet l’innommable !
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Nous sommes tous et toutes appelés à voter ensuite pour notre court métrage préféré. Je crois que vous avez deviné le mien, même si j’ai hésité, car c’est bon de rire en raison du côté absurde et d’excès poussés à leur paroxysme ! (le décalage de la musique souvent très guillerette, alors que le faux sang coule à flots ! Et l’inventivité des scénaristes ! D’ailleurs, je me souviens encore de certains courts métrages d’une année précédente…)
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Le festival se poursuit ce soir, avec le clou (rouillé et ensanglanté) du spectacle : des projections de films qui iront crescendo comme l’ambiance dans la salle !
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