Hier soir, la DelicatesSeM était de retour au Pandora !
Une soirée qui réunit tous nos goûts, tous nos appétits en un joyeux mélange ! Les cases volent en éclat, les étiquettes sont brouillées, tout le monde se rassemble et fait la fête : des amis du milieu bdsm, des amis des soirées techno-fetish, kinky, olé olé, des amis de tous bord, anciens, nouveaux, et aussi des inconnus libertins, clients familiers du club Pandora où se déroule la soirée. (Et aussi des amis que je n’avais pas vus depuis un moment, trop bien !)
Dès l’entrée, un défi nous tend les bras : « Le jour me nuit », tatoueur de talent s’est installé. Je ne m’approche pas trop près, je sens déjà la piqûre de l’encre dans ma peau ! Tentation, peur, et résistance se mêlent en un délicieux cocktail. Une amie se confie entre ses mains, elle ne semble pas souffrir d’un iota. Le tatoueur écrit sur sa peau, concentré, j’espère que nous ne le dérangeons pas en bavardant.
La soirée démarre « sagement » dans la joie des retrouvailles, près du bar, et l’accueil des nouveaux arrivants.
Surprise, plusieurs ne respectent pas le dress code fetish – des habitués, ils n’ont pas dû lire le flyer, mais peut-être n’était-il pas obligatoire ce soir, je ne l’ai pas lu non plus ^^. Je ne parle pas de ce monsieur en costume blanc élégant, dont le contraste faisait merveille au milieu de nos tenues noire !
En revanche, un ami s’est retrouvé pieds nus toute la soirée en raison de ses baskets, prenant des risques sur la piste de dance, avec tous ces talons aiguille claquant autour de lui !
Tout le monde s’égaye dans les recoins du club. Naturellement, une répartition des territoires s’instaure :
– Au rez de chaussée, place au bdsm ! Massages des pieds, séances de fouet, avec Roxy en maîtresse de cérémonie qui domine intensément sa soumise et son soumis.
– À l’étage, dans les recoins et les alcôves, on surprend des étreintes de toutes sortes sur les confortables matelas du club (il faut en profiter, les coins-câlins sont bien plus « roots » d’habitude !) Des rideaux permettent de s’isoler, ou de se dévoiler…
De mon côté, je déambule, avec des réapparitions surprises au bar. Des amis me taquinent : on t’a cherchée partout, tu étais où, tu as trouvé une pièce cachée qui n’existe pas ?
Exactement !
J’avise du coin de l’œil un excellent fétichiste des pieds, mais les dieux ne sont pas avec nous ce soir : quand il est libre, je ne le suis pas, et vice versa ; nous soupirons l’un après l’autre toute la soirée ! Partie remise !
Nous sommes plusieurs à fêter notre anniversaire ou presque, des liens se créent entre « Verseaux » amis et inconnus. Hugs et câlins ! « Après des années de galères, enfin l’embellie pour les verseaux ! » me promet une jeune femme férue d’astrologie. Cool ! (pourtant j’en suis déjà à 3 fuites d’eau depuis le 1 janvier ^^)
Seul regret, malgré tous nos efforts entre irréductibles, nous n’avons pas vraiment réussi à « enflammer » le dance-floor dans la durée, malgré le super DJ ! Les participants ont préféré profiter des installations, que ce soit les croix de st André ou les lits !
Un ami perfide me glisse à l’oreille en rigolant : « j’aime bien ces slows ! »
Sous entendu, c’est trop lent pour lui, habitué à la hard techno. Moi j’aime bien varier les plaisirs, cette musique électro plus douce nous fait basculer plus lentement, mais tout aussi sûrement, presque à notre insu, alors qu’avec la hard techno, c’est le décollage direct et brutal, le coup de massue qui nous propulse directement dans un autre monde ! Là on vit un passage progressif, et bientôt : on y est ! L’état de grâce, celui que nous recherchons tous, qui nous rend accro aux soirées techno : quand la musique nous enflamme, nous traverse de part en part ! Tout le monde danse en transe, on ressent cette fusion, cette communion universelle euphorisante, cette complicité. Accords parfaits. Je la ressens, et je devine que les autres autour de moi ressentent la même chose… On lâche prise, on laisse la musique s’engouffrer en nous, nous pénétrer, nous retourner comme un gant, nous transformer en des créatures faites de musique et de sensations…
– tu es déjà allée à Ibiza ? me demande un ami, voyant combien j’aime danser
– Hélas non, j’ai raté ça… et c’est trop tard maintenant !
– Mais non ! Il faut y aller…
OK !
Je rajoute mentalement Ibiza sur ma liste de « rêves », comme une ado.
D’autres amis arrivent tardivement après un « before », l’occasion de joyeuses retrouvailles à nouveau, des confidences et des secrets s’échangent. Des rapprochements s’opèrent, les cartes sont rebattues… mais il est si tard déjà, bientôt 4h, la fatigue l’emporte, et je cède à la tentation d’être raccompagnée par un ami-voisin, en musique, pour prolonger un peu la magie. Les autres tentations sont remises à plus tard, c’est bon la frustration aussi !
On remercie les super organisateurs :
– Tu feras un petit récit sur ton blog, Clarissa ?
– Non, j’ai plus le temps d’en écrire hélas, cette époque est révolue ^^
Je voulais juste écrire deux lignes pour Facebook, mais je me suis un peu emballée ^^
Je crois que je ne répondrai plus à cette question par oui ou par non ! Si je dis « oui », ça me met la pression, si je dis « non », je cours le risque de changer d’avis en suivant mes envies… La seule réponse c’est « peut-être si j’ai le temps)
Prochaine soirée DelicatesSeM : Samedi 7 mars, avec la Master Squat
Une soirée réunissant tout ce qu’on aime : dance-floor techno (Buda aux platines !), donjon tout équipé, vastes love room
Ce sera au Noctis, notre seconde maison du week-end – je me souviens, on râlait au début : c’est loin St Denis ! Maintenant on s’y rend avec enthousiasme, les lieux nous sont familiers, mais ils sont modulables aussi et nous surprennent souvent. On peut s’épanouir dans toutes les disciplines : se consacrer à la danse, aux jeux de l’amour et du hasard, aux tortures raffinées…
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