Rituels de sang

Le sang, riche en symboles et connotations : force vitale, flux de vie, liens familiaux, lignées royales, sang vicié, contaminé, sang pur, le sang des règles, de la première fois, frères de sang, signer avec son sang, avoir le sang chaud…
La douleur et l’affaiblissement quand il coule ; la mort s’il est empoisonné, si le corps se vide…

Le sang fait partie de nombreux rites, notamment sataniques, réels ou imaginaires.
Il est au premier plan des histoires de vampires, de loups-garous, et même certains contes de fées…

Il occupe une place de choix dans de nombreuses religions antiques et croyances :
– les sacrifices d’animaux chez les Grecs, les Romains, les Juifs, les musulmans (où les sacrifices d’animaux sont d’ailleurs toujours en vigueur)
– les rites vaudou, d’adoration de Kali
– les sacrifices humains des Mayas et Aztèques

Au hasard de mes errances sur Internet, j’en ai appris un peu plus sur les rites Mayas :

Ils pratiquaient des sacrifices, en particulier des autosacrifices :
Les rois s’entaillaient le sexe et faisaient couleur leur sang dans un bol recouvert de papier. Le papier était ensuite brûlé.
Les reines n’étaient pas en reste, elle se frottaient la langue avec une corde hérissée d’épines et recueillaient leur sang elles aussi sur du papier, afin qu’il soit brûlé. La fumée permettait de communiquer avec les dieux et leur provoquait des visions : un serpent symbolisant le passage entre les mondes
Ces sacrifices se déroulaient dans des grottes, afin d’implorer la pluie, qui ne venait pas
Des endroits moins douloureux étaient aussi choisis, pour de petites saignées moins spectaculaires (oreilles, bras), pratiquées également par le reste de la population.
La douleur était essentielle, même si elle n’était pas le but mais un moyen : elle favorisait l’état de transe.

(d’autres sacrifices n’étaient pas consentis en revanche : prisonniers de guerre, esclaves achetés pour l’occasion, et pire encore. )

Une religion fascinée par le sang 🩸 !
(et les Aztèques sont allés bien plus loin encore, je n’ose pas aller me renseigner plus en détails)

Ça n’a pas marché, le Dieu de la pluie n’a pas exaucé leurs prières. 100 ans de sécheresse ont sonné le glas de la civilisation Maya qui semblait indestructible (3000 ans d’existence !). Leur nourriture se basait surtout sur le maïs, très gourmand en eau. Les villes ont été désertées, ensevelies par la jungle, les mayas se sont dispersés.

Le sang est toujours présent dans la religion catholique, mais tout s’est inversé : c’est dieu qui a versé son sang pour nous, et c’est le prêtre, son représentant sur terre qui le boit à chaque eucharistie ! (nous, nous contentons de manger le corps du christ)

Aujourd’hui, le blood play est une pratique prisée par certains et certaines dans l’univers BDSM : l’esthétique du sang rouge sur la peau, l’offrande, la beauté d’une pratique « ultime » – on ne peut guère aller plus loin…  Bien se renseigner sur les précautions à prendre ! (asepsie, désinfection…)

 

– Photo : Alamy (ça se voit un peu !) : dame Xoc tirant une corde a travers sa langue agenouillée devant son époux, le roi Shield jaguar yaxchilan

 

 

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