Le gala de l’École des Arts Sadiens

Samedi 24 janvier, l’École des Arts Sadiens organisait sa soirée de gala annuelle !
Au programme : remise des diplômes et Play party, dans une ambiance de science-fiction

Le gala se déroule dans un lieu que je connais bien, Le Truc, où s’est déroulé maintes soirées (je suis toujours enchantée d’y aller, de me remémorer certains souvenirs)
La soirée commence tôt, dès 19h. J’ai la joie de revoir plusieurs amis un peu perdus de vue — ils préfèrent les soirée privées et plus intimes, quand je suis devenue accro aux bains de foule techno. Une coupe de champagne dans une main, un canapé au saumon dans l’autre, nous devisons, tout en admirant les superbes tenues des participants. Beaucoup ont respecté le dress code cyberpunk, ça clignote de partout : lumières autour du cou (un collier de chien m’a avoué un ami), bracelets éclairés, guirlandes, paillettes… J’ai même vu des fils lumineux dans un slip ! J’admire de magnifiques créatures en tenue de latex, des « dolls » adeptes de la « dronification », avec des masques opaques masquant entièrement leur visage. Je rêverais de les voir en performance ou dans un film fetish ! De mon côté, je me suis dotée de quelques accessoires fluo, souvenirs de la Dèmonia Néon glow, et de lunettes qui clignotent. Je les éteins le plus souvent pour épargner mes interlocuteurs…
Un ami trublion est muni de feutres fluo, il les brandit avec enthousiasme, et veut absolument nous peinturlurer les joues. Je m’enfuis en courant ! J’ai une robe qui se souvient encore de ce type de feutre… Un ami se prête au jeu, il ressemble bientôt à un Indien sur le sentier de la guerre (sous les lumières noires, car sinon tout disparaît comme par magie).

aXelle de Sade a imaginé et mis en scène une cérémonie théâtrale.
Vêtue d’une somptueuse robe en latex, elle joue les androïdes. Elle nous demande avec une voix transformée de rester immobiles comme des statues, avant de nous tourner vers un inconnu pour « échanger des données » (des informations ? des bisous ? Dans le doute, on échange les dernières nouvelles ^^). À plusieurs reprises, nous sommes invités à nous figer, et « changer d’inconnu », un peu comme dans les cours de danses de salon. J’avoue, je triche un peu, je me retrouve avec un ami ou une connaissance à chaque fois. Trop peu d’inconnus autour de moi ! 

La cérémonie de remise des diplômes commence par une performance BDSM, lente, poétique. Une dominatrice, assistée par un soumis en livrée, s’occupe en douceur d’une soumise cagoulée, promenant une canne, un plumeau sur sa peau nue…. Une scène au ralenti, envoûtante. Et puis les huit élèves de la promotion de l’École des Arts Sadiens reçoivent leur diplôme, ils vont pouvoir se jeter dans le grand bain !

aXelle rappelle l’historique de l’école des Arts Sadiens.
Elle a lancée l’école il y a cinq ans, aidée de son fidèle majordome, et assurait 8 cours. (J’ai eu la chance de participer à l’un des cours, Construire son archétype dans la domination, j’avais beaucoup aimé). Aujourd’hui, elle est entourée d’une équipe de 15 professeurs qui excellent en leur domaine, une soixante de cours sont proposés, et des antennes de l’école se sont ouvertes en province.
L’école des Arts Sadiens se diversifie, au-delà du bdsm, elle s’oriente aussi vers le slow sex et le libertinage. J’avoue être très tentée par le slow sex, je vais regarder de près les cours proposés. Une pensée parasite me traverse : jusqu’où va la « pratique », après la théorie ?

aXelle de Sade a aussi réalisé son rêve : créer un lieu en plein Paris dédié aux sexualités créatives. Un lieu ouvert sur la rue, pour satisfaire « les curiosités mal placées » : on peut y aller prendre un café, bavarder avec l’équipe, idéal pour les nouveaux venus dans le milieu ! Et un QG pour les « anciens », pour nous retrouver, faire des projets… sans se soucier des oreilles des voisins ! Les cours de l’école des Arts Sadiens, des rencontres avec les sexologues, se déroulent en sous-sol.
Un projet politique, rendre visible les sexualités positives et créatives, qu’elle rêve d’exporter dans d’autres villes !

Elle termine en présentant son partenaire dans l’organisation : Arnauld Mâitre (organisateur des Méchantes Soirées, Méchantes Noces, Bananeraies, entre autres), les bénévoles, et les angels qui vont veiller sur nous pendant la Play party sur le point d’être lancée. On peut les reconnaître à leur brassard vert lumineux – mais nous sommes nombreux à porter ce type d’accessoires vu le thème 😉

Place aux jeux, le baptême du feu pour les élèves fraîchement diplômés peut-être ? Bientôt, les différents espaces vont retentir de cris et de gémissements… Je dois me sauver hélas, j’avais prévu une autre soirée de longue date, je vais manquer une intrigante performance : le fist d’un poulet – ça promet !

 

Pour en savoir plus

L’Ecole des Arts Sadiens

Kink study

 

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